Duty Free Paradise : le PM défend Comaren, mais admet qu’il a « modifié » des documents

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Navin Ramgoolam affirme que Veeren Comaren n’a jamais été trouvé coupable de faux. Il soutient toutefois que le directeur des ressources humaines à la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP) a modifié le contrat de son ancien directeur général. Les deux furent d’ailleurs renvoyés en même temps.

Le Premier ministre n’a pas voulu répondre à une question sur les antécédents de Veeren Comaren à la MDFP lors de la séance parlementaire de ce mardi 29 mai. Navin Ramgoolam a évoqué « la souveraineté » de compagnies publiques qui fonctionnent sous le Compagnies Act. La question lui a été adressée par le député du Mouvement socialiste militant (MSM), Mahen Jhugroo.

« J’ai mentionné que la MDFP Co Ltd, comme n’importe quelle autre société qui fonctionne sous le Compagnies Act, a ses propres procédures internes de recrutement. La gestion de la société est la prérogative de ses directeurs et de sa direction. Il ne serait donc pas approprié de s’engager dans un débat sur la gestion des ressources humaines ou des questions liées au travail au sein de l’entreprise et qui tombent sous la responsabilité de la direction générale et du conseil d’administration », a expliqué dans un premier temps le chef du gouvernement connu pour sa proximité avec Veeren Comaren.

Une explication qui laisse cependant perplexe, vu que la nomination de Veeren Comaren a été approuvée au Conseil des ministres, dirigé par nul autre que Navin Ramgoolam, lors de sa réunion du 16 septembre 2010.

Le contrat de Veeren Comaren comme directeur des ressources humaines avait été résilié en même temps que celui de l’ancien Chief Executive Officer (CEO) de la MDFP, Shakeel Dyall. Le directeur des ressources humaines avait, lui, été accusé d’avoir falsifié le contrat de travail du CEO avec la complicité de ce dernier. Le Premier ministre a confirmé cette information à l’Assemblée nationale ce mardi matin.

Il a révélé que les deux hommes ont été renvoyés pour non-respect des procédures. Pressé de questions, Navin Ramgoolam a admis que Veeren Comaren n’était pas « totalement » innocent même s’il accuse l’opposition de faire des fausses insinuations sur ce dernier. « Il a agi sous les instructions de l’ancien CEO et ce n’était pas totalement de sa faute », soutient le Premier ministre.

Les deux nominés politiques avaient, en effet, été suspendus de leur poste quelques semaines seulement après les élections de mai 2010 et l’arrivée aux affaires de Pravind Jugnauth en tant que ministre des Finances. Un comité disciplinaire interne les avait trouvés coupables des délits qui leur étaient reprochés.

« Le conseil d’administration avait à l’époque approuvé à l’unanimité leur mise à pied pour faute grave » se souvient un ancien membre de ce conseil. Le leader du MSM commente régulièrement cette affaire lors ces conférences de presse. L’ancien ministre des Finances affirme que c’est sur l’insistance du MSM que Veeren Comaren avait été sanctionné.

Il avait allégué que le Premier ministre avait, en plusieurs occasions, demandé de réintégrer l’ancien responsable des ressources humaines à son poste. Pravind Jugnauth avait déclaré qu’il n’avait pas voulu prendre la responsabilité de nommer « une personne trouvée coupable d’activité frauduleuse ».

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