DNA Bill: Des députés s’interrogent sur l’indépendance du FSL

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Des élus de la majorité comme de l’opposition se posent des questions sur les compétences du bureau du Forensic Science Laboratory (FSL) relatives aux tests d’ADN.

Des inquiétudes ont été exprimées en ce sens par les députés Shakeel Mohamed, Alan Ganoo et Fazila Jeewa-Daureeawoo. Si les trois se disent en faveur de l’introduction d’une loi sur l’ADN, ils restent sceptiques quant au rôle crucial que jouera le bureau du FSL quand le DNA Identification Bill sera voté. Chose pas encore faite car les débats, du mardi 7 juillet, ont été ajournés à la semaine prochaine.

Ils étaient quatre députés à avoir pris la parole, lors des travaux parlementaires du 7 juillet. Il se trouve qu’ils sont avant tout des avocats. Si Yatin Varma n’a rien trouvé d’inquiétant sur le bureau du FSL et a plutôt axé son intervention sur l’ADN comme un outil fiable dans le combat contre la criminalité, cela n’a pas été le cas pour les députés Shakeel Mohamed, Alan Ganoo et Fazila Jeewa Daureeawoo.

Shakeel Mohamed insiste que le bureau du FSL, qui était anciennement un département de la police, est maintenant sous la responsabilité du bureau du Premier ministre. Cela veut dire que ce bureau est donc sous le contrôle de l’exécutif et cela donnera une perception qu’il n’est pas indépendant. «Il faudra combattre la perception que le FSL ne jouit pas d’une indépendance et, pour cela, il faut qu’elle devienne une institution indépendante», explique-t-il. Pour le député travailliste, il est essentiel aussi d’avoir d’autres laboratoires de contre-expertise.

Le député Mohamed se prononce toutefois en faveur du stockage des données d’ADN pour une période indéterminée comme au Danemark. Le plus de données, le plus de chances pour retrouver un profil qui correspond à un ADN retrouvé sur un lieu de crime. Or, sans ces données, il serait difficile pour la police de traquer, par exemple, le ou les assassins de Nadine Dantier, a-t-il expliqué.

Alan Ganoo, de son côté, est en désaccord sur le fait que la législation proposée par le Premier ministre vise à maintenir des données d’ADN même après un acquittement. Cela va à l’encontre même d’un jugement de la Cour européenne des Droits de l’homme, fait-il ressortir. Il est aussi d’avis que l’ADN est un outil important mais ne doit pas remplacer les techniques traditionnelles d’une bonne enquête policière. Le député mauve émet&nbsp également des réserves sur les compétences des Britanniques sur la question d’ADN et même leurs expériences dans le domaine.
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Quant à la députée du MSM Fazila Jeewa Daureeawoo, elle estime que le bureau du FSL n’arrive même pas à faire des tests simples. Elle se demande, par conséquent, comment il va procéder avec des prélèvements d’ADN.

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