Discothèque à Albion : un agent politique dérange

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Un terrain situé à l’entrée d’Albion. Des bûcherons se sont attelés hier, vendredi 18 octobre, à y abattre une vingtaine de filaos.

Ils ne veulent pas d’un second Flic-en-Flac. A Albion, la résistance s’organise face au projet de Vanessen Singaravelloo, qui a œuvré pour le PTr, de construire un centre commercial abritant une boîte de nuit sur un terrain qui lui a été alloué à l’entrée de ce village de l’Ouest. 
 
L’entrée du petit village d’Albion est définitivement défigurée. Des bûcherons se sont attelés hier, vendredi 18 octobre, à mettre à terre une vingtaine de filaos sur la portion de terre allouée à Vanessen Singaravelloo, un agent politique ayant oeuvré aux côtés du Parti travailliste lors des dernières élections régionales. Ce, malgré le tollé soulevé par les forces vives de la localité qui n’avaient pas du tout digéré l’abattage d’autres arbres il y a sept mois.
 
Ancien président du conseil de district de Rivière- Noire et propriétaire du supermarché Dodo, situé à proximité du Club Med, Vanessen Singaravelloo compte utiliser ce terrain de l’État pour la construction d’un centre commercial qui devrait également abriter une discothèque. Ce qui n’est pas au goût de tout le monde, le terrain étant situé entre l’entrée du centre de recherches du ministère de la Pêche et celle de la gare routière. Il y a, entre autres, le risque de congestion routière de par la présence d’une salle des fêtes, d’un restaurant et d’un supermarché en face du chantier.
 
Des représentants des forces de l’ordre étaient présents hier pour l’abattage des arbres, de même que des officiers du département des Bois et forêts du ministère de l’Agro-industrie. Sollicité pour une réaction quant à son projet, Vanessen Singaravelloo ne laissera échapper sur un ton bougon qu’un «mo kone oun tir foto. Mo pa pou dir narien mwa ! Fer ou l’artik ou !»
 
Au conseil de district où le promoteur aurait déjà de bons contacts, l’on indique qu’il n’a pas encore soumis les plans pour son centre commercial mais que cela ne saurait tarder. Les habitants du village d’Albion, eux, organisent une résistance. Ils désirent préserver le cachet des lieux car ils ne veulent pas qu’il soit transformé en un second Flic-en-Flac.
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