Déversement d’eaux usées dans la rivière : Omnicane sanctionnée

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La compagnie sucrière Omnicane déversait des eaux usées dans la rivière Tabac, à L’escalier. Elle a reçu, de ce fait, un Prohibition Order du ministère de l'Environnement ce vendredi 23 août.

Après l’usine Alteo mercredi, cette fois c’est Omnicane qui fait face à un Prohibition Order émis par le ministère de l’Environnement. La compagnie sucrière déversait des eaux usées dans la rivière Tabac, à L’escalier.

Omnicane a un délai d’une semaine pour assainir la rivière. C’est là l’avertissement que lui a donné le ministère de la Santé ce vendredi 23 août. Les officiers de ce ministère ont servi un Prohibition Order à Gérard Château de Balion, Chief Strategy Officer, d’Omnicane Milling Operations Ltd, sis à L’escalier car l’usine déversait des eaux usées dans la rivière Tabac.

Omnicane Milling Operations Ltd dispose d’un délai d’une semaine pour nettoyer la rivière. Dans le cas contraire, elle écopera d’une amende variant entre Rs 50 000 et Rs 100 000 ou d’une peine de prison ne dépassant pas 4 ans.

Il s’agit de la deuxième sanction émise par le ministère de l’Environnement cette semaine. Mercredi, l’usine sucrière d’Alteo a été sommée d’arrêter le déchargement de produits dans la rivière Constance. Un ordre émis en fonction de ce qu’ont constaté des officiers du ministère de l’Environnement.  Mais ces derniers n’arriveraient pas toujours à mettre la main sur les contrevenants. C’est du moins ce que font valoir des sources au sein du ministère concerné.

Le travail des officiers, poursuivent-elles, dépend grandement de l’aide des membres du public. Car, selon nos sources, sans dénonciation ou plainte, il est difficile pour la police de l’Environnement d’agir.

Selon nos sources du ministère, le problème de pollution industrielle a pris une telle ampleur que la police de l’Environnement n’arrive pas à agir à temps. De plus, l’équipe chargée de faire respecter les conditions de l’Environment Impact Assessment et du Preliminary Environment Report se retrouverait parfois en sous-effectif, fait-on comprendre.

Cela implique que le système de surveillance des autorités dépend lourdement de la dénonciation du public. Ce sont jusqu’à présent grâce à des plaintes que les autorités ont pu retracer les contrevenants. La dénonciation, estiment nos sources, demeure le principal système d’alerte. Le cas de la plage du Souffleur en est un exemple.

Autre problème : les industriels parviendraient à déjouer les systèmes de surveillance des autorités. «Dans bien des cas, les effluents sont relâchés dans les cours d’eau les week-ends et en soirée. Donc, pas moyen de remonter jusqu’à la source»,  soulignent nos sources.

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