Deuxième fermeture temporaire de la pêche aux ourites

Avec le soutien de

Depuis hier, lundi 5 août, la pêche d’ourites est interdite à Rodrigues. Et ce, jusqu’au 6 septembre 2013. Les autorités locales sont d’avis que cette fermeture temporaire réduira une surexploitation des ourites tout en permettant à l’espèce de se reproduire.

«Li enn bon zafer ki ferm lapes ourit.» C’est là l’avis de la plupart des pêcheurs qui ont assisté à la cérémonie officielle où le chef commissaire Serge Clair a procédé à la fermeture temporaire de la pêche aux ourites, lundi dernier 29 juillet à Graviers. Une décision des autorités locales qui a pris effet hier lundi 5 aout jusqu’au 6 septembre 2013.
Selon le commissaire de la pêche Richard Payendee, la période de clôture de l’année dernière a donné des résultats très positifs.  Il y a eu une augmentation de 376 tonnes d’ourites dans la production. D’où la décision de renouveler l’exercice cette année.


Les 1 200 pêcheurs seront déployés dans plusieurs commissions pour les aider à faire des travaux  d’embellissement, entre autres. Ces derniers travailleront pendant 15 jours par mois de 7 heures à 11 heures, moyennant une allocation de Rs 250 par jour. Un projet réalisé avec le soutien des Nations unies (PNUD) et la Commission de l’océan Indien (COI).


Présent à l’occasion, le secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac, a lui aussi souligné les aspects positifs de cette décision qui a une portée régionale et internationale en faisant la démonstration qu’il est possible d’allier l’économie à l’écologie. «Kan tou peser pou realise ki sa fermtir la fer zot gagne plis lavantaz, pa pou bizin donn allocation. Li pou commadir la mer inn vinn enn la bank ki donn gro lintere, telman pou gagn bokou ourit ler louvertir.» a-t-il déclaré.



Le pêcheur professionnel Nicolas Emillien Agathe concède, quant à lui, que la fermeture permet d’augmenter la production. Mais il voit un problème au niveau de  la commercialisation. «Ena jour mo finn prefer reste pa all lapes parski mo conne pri pa bon», déclare-t-il. Il est d’avis qu’il faudrait que le prix de vente soit fixé à au moins Rs 50 le demi-kilo. Face à cette situation, les autorités locales contemplent la possibilité de faire intervenir la Rodrigues Trade and Marketing Company (RTMC) dans la commercialisation des ourites à l’ouverture cette année.
 


Nicolas Emilien Agathe propose également l’introduction des permis pour les pêcheurs d’ourites afin d’encourager et de protéger ceux qui ont besoin de cette activité pour gagner leur vie. «Zordi tou dimoun pik ourit. Travayer gouvernman, peser deor et lezot dimoun ki pa bizin sa pou zot viv pe all lor la mer. Ti bizin met lalwa pou sa», lance ce dernier.

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