Deuxième République : Paul Bérenger propose l’instauration d’un régime semi-présidentiel

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En évoquant l’avènement d’une deuxième république, le leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM), Paul Bérenger propose un régime semi-présidentiel, avec un président de la République élu par le parlement.

« Au MMM, nous avons toujours été en faveur des amendements constitutionnels, dans le but de consolider la démocratie ». Paul Bérenger réitère l’accord de son parti pour certains amendements de la constitution. Toutefois, le leader de l’opposition se dit sceptique sur l’avènement d’une deuxième république, sous le gouvernement actuel.

« Les idées du premier ministre sont différentes des nôtres. Navin Ramgoolam n’en finit pas de se référer à Singapour, en matière de démocratie. Mais n’oublions pas que Singapour est tout, sauf une référence en matière de démocratie », a expliqué Paul Bérenger, lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, à l’hôtel Le Labourdonnais, à Port-Louis, ce samedi 9 octobre.

Lors de cette conférence de presse, Paul Bérenger a également abordé le sujet de la piraterie dans les eaux mauriciennes. « Après avoir attentivement étudié la réunion ministérielle au sujet de la piraterie, nous constatons qu’un unique « Plan d’action régionale » , étalé sur quinze ans, a été proposé. Je pense que ce n’est pas assez », a-t-il indiqué.

Le leader des mauves estime qu’il est un danger de signer un accord avec l’Union Européenne, pour lutter contre la piraterie. « Le gouvernement doit réfléchir sur le sort de la population avant de prendre une telle action, car nous ne savons pas ce que l’Union Européenne peut proposer à son tour », avance Paul Bérenger. Il dit craindre une proposition d’amendement sur la question de la peine de mort.

Paul Bérenger est également revenu sur l’incident au cours duquel un employé du département vétérinaire du ministère de l’Agro-industrie a été attaqué par un molosse. Selon le leader de l’opposition, le gouvernement tergiverse trop au sujet des amendements concernant l’élevage de chiens de race. « Le 7 juillet 2009, le premier ministre avait indiqué au Parlement, que la loi serait revue. Lors de l’incident de Calodyne, où trois enfants avaient été attaqués par deux chiens dangereux, le ministère a, une nouvelle fois, annoncé que la loi serait révisée. Il a fallu que les chiens récidivent pour que le gouvernement interdise l’importation des chiens de race », a avancé Paul Bérenger.

Paul Bérenger a aussi abordé la gestion de la Central Water Authority (CWA). Il réclame la démission du président de la CWA, Harry Booluck. « Il faut que la CWA cesse de faire de la misère à la population », déclare-t-il, avant de se demander si la mauvaise gestion, selon lui de la CWA est une façon de préparer la privatisation de cet organisme.&nbsp

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