Des journalistes de la région mobilisés contre les violences faites aux femmes

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Un atelier organisé par la COI a démarré ce lundi 19 août pour sensibiliser les journalistes de la région contre la violence envers les femmes.

Former des professionnels pour une sensibilisation sur les violences basées sur le genre. C’est là le but d’un atelier de la COI qui a démarré ce lundi 19 août. Plus d’une vingtaine de journalistes de la presse écrite, radio et télévision venant de l’Union des Comores, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles étaient présents.

Des professionnels des médias, une vingtaine au total, seront formés et sensibilisés tout au long de la semaine par Gender Links. Cela, dans le cadre d’un atelier organisé par la Commission de l’océan indien (COI), qui a démarré ce lundi 19 août à l’hôtel Pearl Beach, à Flic-en-Flac. Plus d’une vingtaine de journalistes de la presse écrite, radio et télévision venant de l’Union des Comores, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles étaient présents.

 

Il s’agit de sortir du traitement «sensationnaliste» des colonnes faits divers pour faire savoir «aux femmes, aux personnes d’influence, aux hommes et à notre jeunesse» que les violences physiques ou morales ne sauraient être justifiées. «C’est un coût social et économique que nos îles supportent difficilement», a insisté Jean Claude de l’Estrac, secrétaire général de la COI.

La violence à l’égard des femmes ne se limite pas aux coups reçus, qu’ils soient dénoncés ou non. Le harcèlement moral et sexuel, les droits bafoués, les opportunités refusées, sont aussi des formes de violence qu’il convient de combattre, et de rapporter comme étant une atteinte aux droits humains et donc au développement, ont rappelé Mireille Martin, ministre de l’Egalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille de la République de Maurice et Jean Claude de l’Estrac.

Les médias, fait ressortir le ministre de l’Egalité des genres, Mireille Martin, ont la capacité de «déconstruire les stéréotypes» qui impactent sur le statut réel de la femme. Pour ce faire, les professionnels des médias doivent avoir accès à la documentation nécessaire pour se spécialiser et mettre en perspective la violence basée sur le genre, et ainsi rendre compte de l’ampleur des conséquences.

Au niveau mondial, sept femmes sur dix, «qu’elles soient jeunes ou non, riches ou pauvres», ont subi à un moment ou un autre de leur vie une forme de violence, rappelle Simon Springett, coordonnateur résident du Système des Nations unies. Dans l’Indianocéanie, il existe peu de données statistiques. Cela étant, quelques études récentes démontrent l’ampleur des violences physiques et morales dans les foyers de l’Indianocéanie.

A Madagascar, une étude de l’Institut de recherche pour le développement réalisée en 2007 et circonscrite à Antananarivo rapporte que 43 % des sondées âgées de 15 à 49 ans disent avoir été victimes de violences. A Maurice, l’étude de Gender Links «War @ home» fait ressortir que près d’un quart des femmes en couple ont souffert de violences.

La vingtaine de journalistes de la région constitueront d’ici la fin de cette semaine un réseau des médias appelé à contribuer activement à la lutte contre les violences basées sur le genre. Ils signeront une charte dans ce sens. Les professionnels de la région iront également à la rencontre d’ONG et institutions impliquées dans la lutte contre les violences basées sur le genre. A l’issue de cette semaine de formation, un supplément spécial constitué des articles des participants sera publié samedi 24 juin 2013.

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