Des chauves-souris plongent Baie-du-Tombeau dans le noir

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La hotline du CEB a été inondée de plaintes d’abonnés en colère hier soir, jeudi 23 janvier. Une grande partie de Baie-du-Tombeau a été plongée dans le noir. Les coupables présumés : des chauves-souris. Elles sont soupçonnées d’avoir causé un court-circuit sur le réseau après avoir heurté des lignes de haute tension.

 
 
Après les ravages faits aux arbres fruitiers, les chauves-souris sont devenues la source d’un nouveau type de nuisance. Ces mammifères ailés sont soupçonnés d’avoir causé un black-out dans une grande partie de Baie-du-Tombeau dans la soirée d’hier. Entre 20 heures et 22 heures, la hotline du Central Electricity Board (CEB) a été inondée de plaintes d’abonnés en colère. Surtout de ceux qui ont raté leurs feuilletons préférés et le film hindustani programmé le jeudi soir.
 
«Nous pensons que les chauves-souris ont causé un court-circuit sur le réseau après avoir heurté des lignes de haute tension», a confié Balraj Narroo, président du conseil d’administration du CEB, à l’express peu après 22 h 30. Il n’écartait pas non plus le fait que les orages et les averses aient pu être la cause du blackout mais les intempéries de l’après-midi avaient cédé la place à un temps plus clément dans la soirée.
 
À 22 h 30, des techniciens étaient encore sur le terrain pour situer la faute dans le but de rétablir le courant. Dans la même région, à vol d’oiseau, d’autres coupures ont été recensées à la limite de Terre-Rouge. Quelques quartiers ont pu être raccordés au réseau mais le travail a continué jusqu’à fort tard dans la nuit.
 
Espèce protégée, la chauve-souris a déjà forcé un ATR-42 d’Air Mauritius à faire demi-tour le lundi 18 novembre dernier alors que celui-ci venait d’effectuer 45 minutes de vol en route vers Rodrigues. Elle avait heurté l’avion au moment du décollage. Les autorités mauriciennes comptent faire un recensement de la population du mammifère avant de décider de son sort.
 
À ce jour, l’espèce endémique, le Pteropus niger, compterait 30 000 spécimens. Bien qu’elle soit un mets recherché par certains à cause de son goût fruité, toute personne trouvée coupable d’avoir chassé cette chauve-souris risque cinq ans de prison et une amende de Rs 100 000.
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