De Triton à Tritonik : Un retour dans le passé

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Eric Triton n’aura pas rassemblé la foule des grands jours samedi soir, à 20 heures, au Mahatma Gandhi Institute, à Moka. Si de nombreux spectateurs avaient répondu présent à son spectacle de Triton à Tritonik, des 700 places disponibles, on retrouvait, ici et là, des sièges vacants.

Les fans du bluesman auraient-ils préféré se rendre aux autres concerts prévus ce soir-là ? Qu’importe, les artistes avaient promis une belle soirée, et ils n’ont pas déçu.

Durant plus de deux heures, Eric Triton a conté sa carrière en musique, s’arrêtant après chaque morceau pour présenter le titre suivant et dévoiler au passage, un peu de lui-même. Un retour dans le temps pour raconter ses années de jeunesse, où, «Dan kwoin legliz», il allait jouer de la guitare. Pour parler de «Yesterday», à ses débuts de carrière dans l’hôtellerie, en passant par «Armstrong», son père spirituel, ainsi que la période où il a fait «swinger» le monde, du bout de sa guitare.

La deuxième partie du concert relatant la rencontre entre Eric Triton, Sanedhip Bhimjee et Anna Patten a été le point culminant de la soirée. «Quand je venais de rentrer au pays, j’ai rencontré des gens intéressants… enn zafer rar dan Moris sa.» C’est en ces termes que le chanteur devait les introduire. Tenu en haleine par l’énergique kathak d’Anna Patten et de Sanedhip Bhimjee, le tabla de Shakti Ramchurn et les voix d’Artee Jankee et de Véronique Zuël- Bungarroo, le public aura vécu, pendant une quinzaine de minutes, un moment intense. Le jeu de lumière, de haute facture, a également contribué à la qualité de ce spectacle.

Toutefois, le bémol viendrait de la qualité du son et de la durée du concert, qui, pour beaucoup, a été trop longue. Si la musique mêlant sonorité africaine et blues, le tout agrémenté de notes orientales, était mise en avant, notamment dans la troisième partie du concert où le groupe Tritonik a été présenté, Eric Triton a tenu a rappelé que ses chansons étaient avant tout porteur de messages. C’est ainsi qu’il a débuté son concert sur quelques notes de Linite, chanson qu’il a quand même présentée dans son intégralité à la fin de la soirée.

«Cela fait 32 ans que je passe ce message», explique-t-il. Pourtant, concède Eric Triton, les barrières entre les Mauriciens existent toujours. «Dan la misik, dan lar, linite existe… bizin lar ek linite pou ki demin, Moris kapav briye ek amenn enn tourism kiltirel», s’est écrié le chanteur de L’art vaincra.

Cette parole n’aura pas laissé le public indifférent. C’est sur un mot, celui de «Linite», proclamé en choeur, que s’est terminé le concert, aux alentours de 22 h 40.

Christine TURENNE
(Source : l’express &amp moi)

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