Défaite du MMM-UN-PMSD: premiers grincements de dents

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L’instance dirigeante du MMM a brillé par une certaine absence le jour du dépouillement dans la circonscription du No. 8. Explications.

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&nbspMises à part quelques têtes qui, d’ailleurs ont été parmi les plus actives pendant la campagne, les apparatchiks mauves n’étaient pas en masse le jour du dépouillement au No. 8. Avaient-ils déjà concédé la défaite ou y a-t-il d’autres raisons qui expliquent cette absence sur le terrain?

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Ceux qui étaient sur le terrain peuvent en témoigner. Les membres de l’alliance MMM-UN-PMSD étaient en si petit nombre qu’ils éprouvaient visiblement les pires difficultés à s’occuper de toutes les salles de classes pour le décompte final. Mais s’il y a une chose qui a bien retenu leur intérêt, c’est bien la tendance. Une tendance qui, à la mi-journée, les poussera à quitter le centre de dépouillement. Très tôt en effet, les mauves ont suivi leur candidat dans ce que les partisans du MSM ne se sont pas embarrassés de qualifier de «fuite».

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Mais pour certains membres de l’alliance qui, pourtant ont travaillé la circonscription jusqu''''à fort tard samedi soir, cette absence était prévue: «J’avais des obligations professionnelles et je n’aurais jamais pu consacrer une autre journée à cette élection», confie un agent militant.

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Mais il n’est pas seulement question de contraintes pratiques…

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Autre dirigeant, autre son de cloche. «Je ne suis pas venu parce que je savais que certains dirigeants des associations ethno-casteïstes allaient être présents à l’image de Dulthumun et je ne voulais absolument pas prêter le flanc à la provocation», précise Ajay Guness, membre du bureau politique mauve. Ne serait-ce pas plutôt qu’il aurait déjà senti la défaite? «Nous nous sommes battus jusqu’au bout pour Ashock Jugnauth. Mais je suis venu combattre, d’abord et avant tout, le communalisme dans cette élection», répond le député du No. 9, Flacq-Bon Accueil.

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Alors quelles sont donc les causes de la défaite? Les dirigeants préfèrent ne pas s’aventurer. Sauf certains et, cela, sous le couvert de l’anonymat. Il semblerait qu’il se dit à voix basse que certains électeurs du MMM ne se sont pas associés au candidat de l’UN. «Le comité central (CC) de ce parti a certainement ratifié la décision du leader et cela s’est fait dans le consensus. Mais je ne dirais pas qu’il y a eu unanimité», lâche un membre du CC. «On a bien compris qu’il ne voulait pas laisser tomber Ashock Jugnauth, élu sous la bannière du MMM, mais je ne crois pas que cet argument ait profondément touché les militants», conclut ce dernier.

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Une lecture confirmée par un autre membre du MMM. Celui-ci ajoute que la lutte entre les deux Jugnauth aurait pu laisser indifférents les mauves. «Pour certains militants, Ashock Jugnauth n’était pas leur candidat et ils ont préféré laisser les Jugnauth se déchirer entre eux», affirme t-il.

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Une autre voix s’élève pour faire remarquer qu’Ashock Jugnauth s’est trop concentré sur des régions à forte composante d’une seule ethnie. Estimant ainsi que cela suffirait à lui assurer la victoire. Le candidat de l’alliance aurait ainsi négligé d’autres régions. «Il faut aussi reconnaître, d’autre part, malgré tout le mérite qu’il a, que Deven Nagalingum, directeur de campagne, n’est pas un élu. Et cela peut être un mauvais choix lorsqu’on dispose de personnes élues», analyse cette même source.

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