Décès d’un détenu au poste de Rivière du Rempart : Le PM ne convainc pas l’opposition

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Toutes les procédures ont été suivies dans le cas d’Anand Kumar Ramdhany, le détenu mort en cellule en juillet dernier, au moment où une enquête avait été ouverte sur le cambriolage dans le campement du Premier ministre. Ce dernier n’a toutefois pas convaincu l’opposition lors de la Private Notice Question (PNQ).

Il n’y a rien de suspect dans la mort d’Anand Kumar Ramdhany, arrêté dans une&nbsp affaire de vol et retrouvé mort dans une cellule du poste de police de Rivière-du-Rempart le 30 juillet dernier. C’est l’assurance donnée par le Premier ministre au leader de l’opposition lors de la Private Notice Question (PNQ) que ce dernier lui a adressée à l’ouverture des travaux parlementaires ce lundi 14 novembre.

Il s’avère que cet habitant de Plaine-des-Papayes ayant été arrêté pour le vol d’une montre au même moment où une enquête avait été ouverte par la police de Rivière-du-Rempart sur le cambriolage commis au campement privé du chef du gouvernement à Roches-Noires.

L’opposition a fait les choux gras concernant cette affaire, juxtaposant les deux affaires. Tout en alléguant que le Premier ministre avait perdu sa montre, chose qu’il avait nié lors d’une conférence de presse en montrant sa Rolex à son poignet. Et ce lundi, Navin Ramgoolam a rappelé qu’une réponse écrite avait été soumise au Parlement rien que le 8 octobre dernier sur le même sujet.

Non content des éléments de réponses fournis par le chef du gouvernement, le leader de l’opposition, ainsi que d’autres députés MMM, ont interrogé Navin Ramgoolam à plusieurs reprises sur ce qu’ils appellent des confusions. Surtout en ce qui concerne le fait qu’aucun expert scientifique ou haut gradé de le&nbsp police n’aient été sollicités sur les lieux lorsque le corps de l’ancien détenu Ramdhany a été retrouvé au sol de sa cellule par un constable. Interrogation appuyée par le député mauve Veda Baloomoody. Ce dernier a, lui, trouvé suspect que la magistrate n’ait été informée du décès de ce détenu le 2 septembre seulement, lorsque le procès a débuté.

Navin Ramgoolam a répété que les procédures habituelles dans de tels cas ont été suivies à la lettre. Auparavant, il a souligné qu’Anand Kumar Ramdhany a été inculpé de recel le 26 juillet. La police objectant à sa remise en liberté, il avait été placé en détention.

C’est le 30 juillet dernier, aux alentours de 4h45, qu’un constable l’a découvert étendu au sol. Il se serait pendu à la barre de fer de la porte de sa cellule avec un morceau de tissu arraché d’un matelas.

Paul Bérenger a alors demandé au Premier ministre comment un simple constable a pu déterminer que le détenu s’était suicidé par pendaison alors qu’il l’avait vu allongé au sol. A quoi, ce dernier a répliqua qu’un deuxième constable a dû couper le tissu autour du cou du détenu pour dégager son corps qui bloquait la porte de la cellule.

Réponse qui a provoqué des remous du côté de l’opposition. Mais le chef du gouvernement n’a cessé de dire « Mais qu’auront-ils dû faire ? Laisser le corps par terre ? » Confirmant alors qu’aucun expert n’a été mandé sur les lieux pour un premier constat, le Premier ministre a alors laissé échappé que ce n’est pas la première fois qu’un détenu mourrait de la sorte en cellule policière, allant même jusqu’à déclarer que c’est chose courante.

A une autre question de Paul Bérenger qui voulait savoir si les cinq autres détenus ou encore les huit policiers de service n’ont rien entendu d’anormal, Navin Ramgoolam a répondu que ces derniers ont tous été interrogés et que le contenu de leurs dépositions sera également remis au Directeur des poursuites publiques (DPP).

Le chef de l’opposition a également dit trouver inhabituel que deux fils de l’ancien détenu aient été impliqués dans cette même affaire à des heures différentes le même jour. Quant à la présence des membres de la Very Important Persons Security Unit (VIPSU) au poste de police de Riviere-du-Rempart le 30 juillet dernier ou aux alentours de cette date, Navin Ramgoolam a répondu que les gardes du corps d’un ministre doit normalement déposer son arme à feu après son service au poste de police le plus proche de la résidence du ministre dont il assure la protection. Et le récupérer lorsqu’il reprend son service.

Ainsi, selon le diary book du poste de police de Riviere-du-Rempart, un garde du corps du vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo était présent sur les lieux à 7h45 le 30 juillet pour prendre possession de son arme à feu. Il était de retour sur les lieux le même jour à 18h30 pour restituer son arme. Ce même garde du corps y est retourné les 26,27, 28 et 29&nbsp juillet pour les mêmes raisons. Le 31 juillet, il était en congé. Il est le seul membre de la VIPSU à avoir été présent sur place durant cet intervalle.

Le Premier ministre a également avancé que la National Human Rights Commission a initié une enquête, qui n’a révélé aucune circonstance douteuse autour du décès d’Anand Kumar Ramdhany en cellule policière. Avant de conclure que ce dossier sera remis au Directeur des Poursuites Publiques (DPP) cette semaine. Et c’est bien ce&nbsp dernier qui décidera de la marche à suivre, notamment soit une enquête approfondie de la police ou l’ouverture d’une enquête judiciaire,&nbsp ou encore des poursuites.

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