Débats budgétaires : Pravind Jugnauth annonce la fin du cycle Ramgoolam

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Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM), Pravind Jugnauth a, lors de la séance des débats budgétaires de ce lundi 21 novembre, indiqué que le cycle des Ramgoolam touche à sa fin et qu’il est grand temps que le pays soit dirigé par un autre leader.

Selon l’ancien ministre des Finances, Pravind Jugnauth, une grande majorité de la population souhaite voir les rênes du pays confiées à un autre leader. Lors de la séance des débats budgétaires de ce lundi 21 novembre, le député de la circonscription No 8 (Moka/Quartier-Militaire), a déclaré que le monde est en train de connaître une toute nouvelle ère.

Afin d’illustrer ses propos, Pravind Jugnauth a, entre autres, cité l’exemple de l’ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, ainsi que les élections en Espagne qui ont été remportées par le parti populaire aussi dit parti conservateur.

« Le pays a besoin d’un leader qui pourra rétablir la loi et l’ordre, un homme d’expérience et aussi doté d’un franc parler », a laissé entendre le leader du parti soleil. Pravind Jugnauth a aussi déclaré que la population souhaite retourner aux urnes pour élire un nouveau gouvernement compétent.

« Nous avons aujourd’hui un gouvernement faible qui a été obligé d’être renforcé par deux transfuges. Le pays est aujourd’hui comme un bateau sans gouvernail », a-t-il poursuivi.

Pravind Jugnauth est longuement revenu au temps où son parti était l’allié du gouvernement de Navin Ramgoolam. Il a ainsi fustigé le chef du gouvernement pour sa lenteur et son incapacité à prendre des décisions. « Lors de l’alliance PTr/MSM/PMSD, le pays a été témoin de deux cultures politiques complètement opposées. Celle du MSM qui est toujours disposée à travailler et de l’autre côté, le Parti Travailliste caractérisé par l’incompétence », a-t-il soutenu.

Le leader du MSM a aussi révélé à l’hémicycle que si le ministre des Utilités Publiques, Rashid Beebeejaun a décidé d’augmenter les tarifs d’eau, c’est tout simplement parce qu’il a « décidé de céder aux pressions de la Banque Européenne d’Investissement ». « Si la CWA refusait de maintenir le même tarif d’eau, Maurice ne pourrait alors pas bénéficier d’aides financières », a-t-il soutenu.

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