Crise politique : Pas question d’élections anticipées, fait ressortir Navin Ramgoolam

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Le Premier ministre rejette toute idée d’élections anticipées. Il confirme qu’il continuera à discuter de réforme électorale avec Paul Bérenger. Il condamne également les attaques de Showkutally Soodhun à l’encontre de Mireille Martin.

C’est contre toute attente que le leader Parti travailliste (PTr) a tenu un point de presse à l’issue de la réunion du Bureau exécutif de son parti, le mardi 23 août. Navin Ramgoolam a fait ressortir qu’il détient la majorité au Parlement et qu’il n’y a pas lieu de rappeler la population aux urnes.

« Nous continuerons à gouverner. Je tiens à donner cette assurance parce que je vois que certaines personnes sont en train de parler d’élections anticipées. C’est l’habitude du Mouvement militant mauricien de réclamer d’élections anticipées tout de suite après l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement. Ils peuvent toujours anticiper et commencer à courir s’ils le veulent », lâche le chef du gouvernement.

Une déclaration qui prend la forme d’une réponse à la demande des deux principaux partis d’opposition. D’abord, le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, lors de sa conférence de presse le 16 août dernier, avait réclamé le retour du pouvoir au peuple. Paul Bérenger lui a emboîté le pas dimanche dernier. Il a affirmé que, dans la situation politique actuelle, c’était « la meilleure chose à faire ».

S’agissant de la réforme électorale, le Premier ministre soutient que ce ne sont pas les récents événements politiques qui l’ont poussé à ouvrir les discussions avec Paul Bérenger.

« Il ne faut pas oublier que j’ai déposé devant le comité Sachs et ensuite devant le comité parlementaire en 2004. D’autre part, la réforme électorale fait partie de notre programme électoral. La venue du Professeur Carcassonne était prévue depuis longtemps », rappelle Navin Ramgoolam.

Il annonce également qu’il essayera de convaincre ce dernier d’avancer sa visite à Maurice, prévue pour fin septembre. Il ajoute qu’il est d’accord qu’il faut aller vite avec ce projet parce que « ce n’est pas à veille des élections qu’on change un système électoral ». Il avance, en même temps, qu’il reste encore certaines choses qui méritent d’être discutées et approfondies.

Il n’a pas, non plus, caché son amusement devant l’empressement des principaux partis d’opposition de s’engager dans des discussions sur la question de réforme électorale.

« Cela me fait rire. Voilà des gens qui n’étaient pas d’accord sur la réforme électorale quand ils étaient ensemble au gouvernement et qui le sont maintenant alors qu’ils se retrouvent dans l’opposition. Mais il ne faut pas oublier qu’ils n’ont pas la majorité et que la réforme ne peut pas se faire sans nous », souligne le chef du gouvernement.

Il a défié, une nouvelle fois, les députés du Mouvement socialiste militant (MSM) de démissionner comme du Parlement et de se présenter à nouveau devant l’électorat. Ils sauront ainsi, selon le Premier ministre, si leurs mandants soutiennent leur décision et ils pourront combattre légitimement l’action gouvernementale au sein de l’opposition s’ils sont réélus. Navin Ramgoolam déclare qu’ils n’ont rien à craindre s’ils ont l’appui du MMM « comme ils le prétendent ».

« Ils auraient dû démissionner. Nous insistons dessus. Mais ils n’osent pas le faire et font croire qu’ils ont le soutien du MMM. Si c’est vrai alors ils ne devraient pas avoir peur. Nous, nous n’avons pas peur. Vous devez vous demander pourquoi ils ont peur de le faire », martèle-t-il.

Navin Ramgoolam fustige également Pravind Jugnauth et Showkutally Soodhun pour les propos qu’ils ont tenus à l’encontre de Mireille Martin. Cette dernière a démissionné du MSM pour se rallier à la majorité gouvernementale avec à la clef un portefeuille ministériel.

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