Crise grecque : la troïka veut rassurer sur le financement du plan de sauvetage

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La Grèce ne connaîtra pas de "problèmes de financement" si elle respecte "rapidement" son engagement à appliquer les réformes exigées par les créanciers internationaux du pays, a assuré le Fonds monétaire international (FMI), jeudi 20 juin.
 
Alors qu'une mission des bailleurs de fonds du pays – FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE) – doit revenir à Athènes fin juin pour achever l'évaluation trimestrielle du pays et décider si une nouvelle tranche d'aide doit être versée, "la priorité pour les autorités grecques reste de tenir parole sur le programme rapidement", a souligné le porte-parole du Fonds, Gerry Ric.
 
Cette déclaration intervient après que le quotidien britannique Financial Times a indiqué jeudi que l'institution de Washington menaçait de suspendre le versement de nouveaux prêts à la Grèce si Bruxelles ne comblait pas un "trou de financement" de 3 à 4 milliards d'euros dans le cadre d'un dispositif conjoint de financement par le FMI et l'Union européenne d'un montant de 172 milliards d'euros.
 
LA TROÏKA VEUT RASSURER
 
Interrogé sur cet article à Bruxelles, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est lui aussi montré rassurant, estimant que le programme grec était "entièrement financé" au moins pour une autre année et qu'il n'y avait "pas de problème". Même démenti côté français, par la voix du ministre de l'économie, Pierre Moscovici, qui a indiqué que le FMI n'avait "absolument pas" menacé de se retirer.
 
L'objectif de la troïka est clair : elle veut calmer les esprits, après que le FMI a jeté un pavé dans la mare en révélant au grand jour les divergences au sein du trio dans la gestion de la la crise grecque, ponctuée d'"échecs notables", et alors que le pays traverse une nouvelle crise politique.
 
En cause : la décision brutale d'Athènes de fermer l'audiovisuel public du pays, mi-juin, et ce, sans concertation préalable des deux autres partis de la coalition, le Pasok (Parti socialiste grec) et Dimar (gauche démocratique), qui menace de quitter le gouvernement si aucun accord n'est trouvé sur les suites à donner à la crise de l'audiovisuel public. Une réunion du groupe parlementaire Dimar était prévue vendredi matin.
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