Crime à Vacoas: un toxicomane avoue avoir égorgé Reshad Kauroo «par mégarde»

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Ils se disputaient et la lame de son couteau aurait «malencontreusement» touché son ami à la carotide. Parvez Mungroo, un toxicomane, a avoué hier, vendredi 27 décembre, avoir égorgé Reshad Kauroo. Ce dernier a été retrouvé sur les berges d’une rivière à Vacoas en état de décomposition.
 
Il est passé aux aveux hier, vendredi 27 décembre. Près de quatre mois après la découverte du cadavre de Mohammad Reshad Kauroo, 32 ans, sur les berges de la rivière Vingta, à Vacoas, son ami toxicomane Parvez Mungroo a avoué à la Major Crimes Investigation Team (MCIT) l’avoir égorgé «par mégarde».
 
Arrêté la semaine dernière, grâce au téléphone portable de la victime qu’utilisait un garde-chiourme, il a expliqué s’être battu avec le défunt lors d’une dispute. Une altercation qui aurait eu lieu après qu’ils aient, selon ses dires, tous deux ingurgité leur dose de méthadone.
 
Lors de la bagarre, a relaté Parvez Mungroo, Mohammad Reshad Kauroo aurait tenté de l’agresser avec un tournevis. Raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, il se serait muni d’un couteau avant de se jeter sur lui. En présence de son avocate, Parvez Mungroo a ajouté qu’il n’avait nullement eu l’intention de tuer son ami, mais que la lame aurait «malencontreusement» touché ce dernier à la carotide, le tuant sur le coup.
 
Déjà provisoirement inculpé de meurtre, Parvez Mungroo devra expliquer à la cour comment il a «malencontreusement» frappé son ami à trois reprises à la gorge. Il devra aussi indiquer les raisons pour lesquelles il a bougé le corps de la victime et emporté le téléphone portable de celle-ci.
 
Quant au garde-chiourme ayant utilisé le portable du défunt, il a été interpellé ainsi que ses deux cousins la semaine dernière. Ils devraient être inculpés soit de recel, soit de «possession of stolen property». 
 
Quand le code International Mobile Equipment Identity du téléphone portable de la victime s’est affiché sur l’écran d’un opérateur mobile récemment, la MCIT a immédiatement été alertée. Ce qui a conduit à Parvez Mungroo. Au début, ce dernier avait réclamé son droit au silence.
 
Dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs ont eu fort à faire, car le cadavre du Quatrebornais n’a pu être identifié qu’à travers un tatouage. Ce détail corroborait avec la description faite de Mohammad Reshad Kauroo, dont la disparition avait été rapportée par ses proches. Le passé de toxicomane de la victime a poussé la police à s’intéresser à son entourage.
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