Contrat controversable : Pravind Jugnauth accuse Ramgoolam de nouveau, documents en main

Avec le soutien de

Le leader du MSM ne jette pas l’éponge. Il maintient ses allégations à l’encontre du chef du gouvernement quant au contrat signé avec Microsoft il y a quatre ans. Il affirme que celui-ci a fait pression pour que le dossier soit avalisé.


Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) revient à la charge. Lors de sa conférence de presse ce samedi 23 juin 2012, au Sun Trust, à Port-Louis, Pravind Jugnauth a formulé de nouvelles allégations à l’encontre du Premier ministre, Navin Ramgoolam, quant à la signature d’un contrat entre l’Etat et la firme américaine Microsoft.&nbsp

Cette fois, le fils de Sir Anerood Jugnauth a brandi des documents. Lesquels, dit-il, sont très accablants envers le chef du gouvernement. Il soutient également que l’accord passé il y a quatre ans, servait simplement à légaliser l’utilisation de logiciels de Microsoft par l’ensemble des employés de la fonction publique.

Pravind Jugnauth a révélé que le ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC) d’alors avait évoqué ses appréhensions quant à ce contrat dans une lettre au Premier ministre. Selon lui, les techniciens de ce ministère étaient opposés à un tel accord alors qu’un Projet Manager a soutenu que les procédures n’avaient pas été suivies.

Aux dires du leader du MSM, le chef du gouvernement « a fait pression » afin que ce contrat soit signé. Il met ainsi au défi l’actuel ministre de TIC, Tassarajen Chedumbrum Pillay de « prouver » que le State Law Office a donné son feu vert pour la signature de ce contrat.

A l’Assemblée nationale le mardi 19 juin dernier, l’ex-No. 4 du gouvernement avait déjà accusé le Premier ministre d’avoir imposé sa signature sur ce contrat passé en 2008. Tassarajen Pillay Chedumbrum avait alors fait une déclaration lors de la même séance pour soutenir que Pravind Jugnauth se trompait.

L’ex-ministre des Finances de Navin Ramgoolam avait tenté d’impliquer ce dernier dans l’achat de 7 000 licences d’exploitation des logiciels Microsoft au coût de Rs 223 millions. Le dossier était suivi par le ministère des Finances et piloté par le Financial Secretary, Ali Mansoor.

Cette affaire avait déjà fait l’objet de critiques de la part du directeur de l’Audit dans ses deux derniers rapports sur les excès de l’Etat.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires