Conférence internationale à Cancun : peu de chances d’un accord global

Avec le soutien de

Les représentants de près de 200 pays se retrouvent à partir de lundi, et ce jusqu''''au 10 décembre, à Cancun au Mexique, pour tenter de s''entendre sur des mesures destinées à freiner les changements climatiques.

Les délégués vont s''employer à remettre des négociations sur les rails, un an après le sommet de Copenhague qui s''était conclu par un accord à minima ne fixant aux Etats aucun objectif contraignant. Ils tenteront de s''entendre sur des "blocs d''accord", à savoir le lancement d''un "fonds vert" destiné à canaliser l''aide financière vers les pays pauvres, des mesures pour partager les technologies "propres" et pour protéger les forêts tropicales, importants "pièges à carbone".

Avant tout, la conférence de Cancun, s''efforcera de mettre fin au bras de fer que se livre les Etats-Unis et la Chine, les deux plus gros pollueurs de la planète. Chacun insiste pour que l''autre en fasse plus pour réduire ses émissions de gaz provenant de combustibles fossiles.

Mais le principal objectif des discussions sera de trouver un nouveau traité censé suppléer au protocole de Kyoto, qui oblige les pays industrialisés, à l''exception des Etats-Unis, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d''ici la période 2008-2012 d''au moins 5,2% en dessous de leurs niveaux de 1990.

Toutefois, les espoirs d''un accord global contraignant se sont cependant en grande partie évanouis, notamment à cause de l''incapacité de Washington et de Pékin au cours de cette année à s''entendre sur de nouvelles actions, mais aussi du fait des réticences du Sénat américain pour ratifier un traité dans les années qui viennent.

Les concentrations de dioxyde de carbone (C02), de méthane et de protoxyde d''azote (N20) ont continué d''augmenter en 2009 - dernière année d''observation prise en compte - malgré la crise économique mondiale, a souligné l''Organisation mondiale de la météorologie, qui prévoit que 2010 devrait être l''une des deux années les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle.

(Source : Reuters)

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires