Comores : Vive tension à Mohéli

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La prolongation du mandat du président Sambi au-delà du 26 mai a provoqué un mécontentement populaire aux Comores. Il y a eu de violentes manifestations à Mohéli.

La situation sociale s’est détériorée à Mohéli, une des trois îles de l’Union des Comores, à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement par le Président Ahmed Abdallah Sambi .

« Pour la deuxième journée consécutive, des barricades de pierres, carcasses de véhicules et détritus de toutes sortes jonchaient l''''avenue principale de Fomboni, chef lieu de l''île », rapporte l’AFP.

En effet, à Mohéli les jeunes manifestants continuent de faire face aux forces de l''ordre sur cette l''île de l’archipel comorien « des échoppes ont été saccagées pour protester contre la prolongation du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi », précise l’agence de presse.

« Les administrations, les boutiques sont fermées, les rues sont désertes alors que les habitants sont enfermées chez eux, et que l''électricité est coupée dans la ville, où règne un climat de tension », peut-on lire sur jeuneafrique.com.

Les troubles ont commencé quand, le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi a décidé de constituer&nbsp un nouveau gouvernement à la veille&nbsp de la fin de son mandat, le 26 mai.&nbsp

Le mardi 25 mai, le président Sambi a, dans un discours à la Nation, déclaré qu’il nommait un «gouvernement qui doit conduire le pays durant la période intérimaire. »

Ce gouvernement de dix ministres ne comprend que deux membres de la précédente équipe dirigeante. Tous les ministres sont des proches du Président Sambi.

Selon les règles, la présidence de la République des Comores est assumée à tour de rôle par un représentant de chacune des trois îles de l’archipel (Grande Comore, Anjouan et Mohéli).

Ahmed Abdallah Sambi vient, lui, d’Anjouan. A la fin de son mandat, c’était le représentant de Mohéli qui devait accéder à la présidence. Toutefois, Sambi&nbsp souhaitait prolonger son mandat.

Cette tentative&nbsp avait donné lieu à des désaccords. Les négociations entre les partis menées sous l’égide de la communauté internationale et de l’Union africaine (UA), pour fixer la date de l’élection présidentielle ont échoué.

Les Mohéliens ont manifesté leur mécontentement et la mardi, la situation a dégénéré. Des échoppes appartenant à des Anjouanais ont été démolies par les manifestants.&nbsp Les gendarmes sont intervenus et ont fait usage du gaz lacrymogène.

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