Comores : les travailleurs « délaissés » tirent la sonnette d’alarme

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&nbspA deux semaines de l’élection présidentielle (26 décembre), la confédération des travailleurs comoriens (CTC) monte au créneau pour manifester son inquiétude.

Lors d’une conférence de presse vendredi, les dirigeants syndicaux ont affirmé que les travailleurs ont été «délaissés» par le régime sortant.&nbsp Les responsables étatiques « s’en foutent des travailleurs et de leurs problèmes », ont-ils ajouté.

La campagne électorale intéresse de près les syndicats. Les thèmes développés par les candidats sont passés à la loupe par les travailleurs. Et ils affirment « qu’ils vont soutenir celui qui considère au mieux leurs préoccupations ». Mais à écouter Msa Mladjao du syndicat de Comores télécom, ils ne vont soutenir personne car selon lui, « les candidats parlent mais vaguement des préoccupations syndicales. Ils ne disent pas concrètement quelles sont leurs solutions par rapport à ces problèmes bien précis ».

Pour sortir de cette traversée du désert, les travailleurs exigent trois choses : « le règlement de la question des salaires du secteur public immédiatement, l’application du principe du travail décent et la généralisation de la valorisation de la grille indiciaire à tous les employés de l’Etat ». Ce cri d’alarme intervient 48 heures après le déclanchement d’un arrêt de travail par les enseignants pour revendiquer justement l’application de la valorisation de leur grille indiciaire.

« Aujourd’hui, on nous dit que 75% de la dette extérieure ne sont plus payés en vertu des accords avec le FMI. Et pourquoi, on ne nous paye toujours pas. Cela montre que notre situation ne les préoccupe pas », martèle sur un ton grave Chabane Mohamed, secrétaire général par intérim de la Ctc. En parlant du FMI, cet enseignant d’origine estime que « les institutions de Breton Wood se moquent d’eux. Chaque fois, elles demandent de patienter mais elles ne trouvent jamais de solution par rapport à la situation des travailleurs. Les arriérés ne font que s’accumuler ».

Tout en interpellant le régime sortant, les syndicats remettent en surface des revendications qui sont devenues éternelles faute de satisfaction. « Depuis 1994, les carrières des travailleurs du public sont gelées. Des travailleurs qui ne bénéficient pas jusqu’ici d’aucune protection sociale », déplore Chabane entouré par des représentants des syndicats affiliés.
L’inflation qui caractérise l’économie comorienne depuis des années et les salaires de misère qui gangrènent le secteur privé n’ont pas échappé à la plaidoirie des syndicalistes.

Source : Comores-Web


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