Comores : les ex-otages du bateau ''''Aly-Zoulfecar'''' exigent des dommages et intérêts

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Quelques mois après leur libération, les anciens otages des pirates somaliens du navire ''''''Aly-Zoulfecar'''' ont effectué une marche pacifique le mardi 26 avril pour réclamer des dommages et intérêts à l’armateur du navire.&nbsp&nbsp&nbsp

Après avoir passé quatre mois entre les mains des pirates, les ex-otages estiment qu’ils ont tout perdu et demandent des dommages et intérêts. « Nous ne demandons que notre propre argent. Les pirates nous ont rackettés. Ils nous ont dépouillés de tous nos biens et nos éonomies. On voudrait donc qu’on nous dédommage », martèle Dhoihkou Athoumane, un des anciens otages des pirates somaliens qui a pris le devant de cette marche.

Mais entre les anciens otages et l’armateur indien, propriétaire du bateau battant pavillon comorien, le courant ne passe pas. Les revendications des anciens passagers n’ont, semble-t-il, pas trouvé une oreille attentive. « Lorsqu’on lui a fait la proposition de nous dédommager, il nous a envoyé baladé. Il a répondu seulement qu’on peut faire ce qu’on veut faire mais qu’il ne nous payera pas », indique de son coté, Kassim Ismael, un autre passager d’infortune. Au-delà des réclamations financières, les anciens passagers du bateau Aly-Zoulfecar aimeraient qu''on définisse des responsables et des coupables dans cette prise d’otage. « Chaque situation a une cause. Il va falloir connaître les raisons de cette affaire. Des enquêtes sont nécessaires pour en savoir plus. On a saisi la justice, mais on nous a dit des choses qu’on ne peut pas vous dire », poursuit Kassim, originaire de Tsidjé.

Dans leur colère, les anciens otages n’épargnent pas le gouvernement. Ils trouvent que l’Etat comorien aurait dû faire plus. « Nous attendions un geste du gouvernement mais il n’a rien fait », déclare un autre otage, lors de cette marche avant de reconnaître que « l’Etat est intervenu après notre arrivée au pays mais il devait faire plus que ça ». Ils comparent leur position à celle de leurs homologues otages tanzaniens et malgaches. « Nos collègues malgaches et tanzaniens ont été traités dans de meilleures conditions par leur gouvernement et l’Etat s’est occupé d’eux », assure Kassim.

(Photo : Arrestation des pirates par la marine malgache le 26 février 2011.)

(Source : Malango Actualité)

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