Comores : L’assemblée nationale ordonne la mise en sursis du contrat Vocalpad

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Alors que les techniciens de Vocalpad débarquent à Moroni, l’assemblée nationale recommande au gouvernement de surseoir à l’exécution de ce contrat. Les députés interviendraient sur la base des négociations avec le FMI pour prendre une décision aux conséquences multiples.&nbsp
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Le bureau de l’assemblée nationale a interpelé le gouvernement sur cette question en demandant un sursis dans l’exécution. Dans une correspondance du 22 avril dernier, le palais de Hamramba demande « au Gouvernement de bien vouloir surseoir toute démarche allant dans le sens d’une négociation avec Vocalpad », afin «&nbsp d’examiner la question relative à la mise en place de la passerelle internationale unique d’accès au réseau international de télécommunication ».

Dans ce contrat, aujourd''''hui remis en cause, l’Etat comorien cède le contrôle des appels internationaux au départ et à destination des Comores à Vocalpad, cette société de droit européen mais gérée par des libanais. Pour justifier sa requête, le parlement se base sur les négociations avec le FMI qui doivent aboutir sur l’épurement de la dette extérieure des Comores. Dans cette lettre, signée du président par intérim, l’assemblée nationale martèle que « lors de sa rencontre avec le FMI, le 29 mars 2001, ce dernier a interpellé les élus sur la conséquence de cette privatisation d’une partie des activités de la société nationale des télécommunications, alors qu’elle fait déjà l’objet de reformes, dans le cadre un programme négocié avec les institutions financières internationales».

L’injonction de l’assemblée nationale intervient au moment où les techniciens de Vocalpad se trouvent à Moroni pour l’exécution du contrat qui les lie avec le gouvernement comorien. « Ils sont venus pour évaluer le matériel de Comores Télécom afin de savoir qu’est-ce qu’il faut ajouter pour la mise en place de cette passerelle », indique un cadre proche du dossier. Mais la collaboration avec la société comorienne des télécommunications semble dans l’impasse. Les deux rencontres avec les techniciens comoriens ont accouché d’une souris. « Le contrat qui les lie avec le gouvernement n’est pas aussi clair. Il faut des explications suffisantes du gouvernement avant de permettre Vocalpad d’inspecter notre plateforme », lance un technicien de Comores Télécom après un bras de fer avec un gouvernement qui se range du coté de Vocalpad. La délégation de cette société à capitaux libanais, dirigée par un compatriote semble être partie sans avoir eu accès à Comores Télécom.

Source : Malango Actualité, 26 avril 2011.

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