Commonwealth- Ramgoolam: «Maurice a joué un rôle de leader pour les Etats insulaires»

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Le Premier ministre soutient que Maurice a joué un rôle déterminant «pour les petits Etats insulaires sur la question du changement climatique» lors du dernier sommet du Commonwealth.

«Le sommet du Commonwealth à Trinidad et Tobago était exceptionnellement important car il intervenait deux semaines avant le sommet de Copenhague sur le climat qui se tiendra du 7 au 18 décembre», explique, à cet effet, Navin Ramgoolam. C’était, raconte-t-il lors d’une conférence de presse ce 5 décembre, l’occasion idéale pour faire entendre la voix des petits Etats insulaires en voie de développement.

Il fallait d’autant plus profiter de la situation, assure Navin Ramgoolam, que le sommet du Commonwealth accueillait pour la première fois le président français. Le secrétaire général des Nations-Unies et le Premier ministre du Danemark étaient également présents.

Le Premier ministre mauricien a donc profité de cette plate-forme pour mettre en relief la cause des Etats insulaires. «Grâce à mon intervention, les petits Etats insulaires vont bénéficier d’un soutien plus conséquent pour faire face aux changements climatiques. Nous, ces petits Etats, sommes les plus vulnérables malgré le fait que ce ne soit pas nous qui ayons contribué au réchauffement de la planète. C’est pourquoi je dis que nous avons des responsabilités communes mais différenciées. Les petits Etats ne peuvent pas aujourd’hui arrêter le développement à cause du réchauffement. Mais, en même temps, il nous faut tous protéger la planète», explique Navin Ramgoolam.

Il assure avoir intervenu surtout au niveau du Drafting Committee pour décliner la position du Commonwealth sur le changement climatique. «Il vous faut comprendre l’importance de ce Drafting Committee. Car, c’est là qu’on a une chance d’influencer le rapport final», précise le Premier ministre.

Il dit avoir tenu à participer aux travaux du Drafting Committee malgré le fait qu’il aurait pu prétexter «la fatigue» ou encore «le décalage horaire» après des heures et des heures de vol ou encore il aurait pu se faire représenter par le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell. Mais Navin Ramgoolam a tenu à y participer personnellement.

Grâce à sa participation dans ce comité, il a pu faire en sorte que les petits Etats insulaires bénéficient de 10% des 10 milliards USD au lieu de 5%. «J’ai dit que 5%, c’est trop peu. J’ai dit qu’il faut nous accorder 10%», affirme Navin Ramgoolam. Ce dernier raconte que ce devait être le président du Samoa qui allait ensuite intervenir. Le Premier ministre mauricien l’a approché et lui a dit de demander 20%, en sachant qu’il est plus facile d’obtenir 10% lorsqu’on en demande 20%. Navin Ramgoolam relate aussi comment le Premier ministre australien s’est levé de sa place pour l’approcher et lui demander ce qu’il voulait. «Finalement, les petits Etats insulaires recevront 10%», se félicite le chef du gouvernement mauricien.

Navin Ramgoolam ajoute enfin que Maurice a aussi pu obtenir qu’un «fast track» soit mis en place pour le décaissement de l’argent et qu’on facilite «le transfert des technologies si on veut vraiment faire quelque chose pour la planète.»

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