Commission justice et vérité : Ramgoolam demande plus de temps pour étudier le rapport

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La Private Notice Question de ce mercredi 7 décembre n’aura pas permis d’apporter davantage d’éclairage sur les intentions exactes du gouvernement concernant les recommandations de la Commission justice et vérité (CJV). Le Premier ministre déclare qu’il est trop tôt pour déterminer la suite des événements.

Navin Ramgoolam dit n’avoir pas encore terminé la lecture du volumineux rapport de la Commission justice et vérité (CJV) et refuse de faire des déclarations à ce propos avant d’avoir mesuré toute la portée de ses recommandations. Le Premier ministre estime qu’une étude approfondie doit précéder toute décision sur ce qu’il adviendra des recommandations contenues dans le rapport.

« Il n’est pas réaliste d’assumer que des décisions puissent être prises une semaine seulement après la soumission du rapport. Les implications des discriminations positives recommandées par la commission doivent être étudiées en profondeur », explique Navin Ramgoolam dans sa réponse à la PNQ.

Le leader de l’opposition voulait connaître les intentions du gouvernement en ce qu’il s’agit des recommandations de la commission. Il avait demandé au Premier ministre d’indiquer lesquelles de ces recommandations le gouvernement se proposait de mettre en œuvre et dans quel laps de temps.

Navin Ramgoolam a soutenu que le gouvernement a effectivement l’intention de mettre en œuvre les recommandations de la commission. Mais le Premier ministre insiste sur le besoin d’une étude approfondie du rapport et des implications des recommandations. Il a également annoncé qu’aucune décision n’avait été prise sur la question de la compensation aux descendants d’esclave.

En ce qu’il s’agit de la proposition d’une demande de pardon national avec le Premier ministre et le président de la République le faisant au nom de l’Etat, Navin Ramgoolam déclare qu’il n’est pas sûr que cela doit se faire ainsi. Il a rappelé que lui-même et l’actuel président de la République sont eux-mêmes des descendants de travailleurs engagés.

« Nous sommes de ceux qui doivent recevoir des excuses. Nous devons identifier clairement qui doit demander pardon à qui », estime Navin Ramgoolam.

Le leader de l’opposition affirme qu’il est prêt à seconder une motion pour que le Parlement vote une résolution en ce sens. Le chef du gouvernement lui a répondu qu’il faut voir si le leader de l’opposition ne doit pas être inclus dans ce processus puisqu’il est lui aussi un représentant de l’Etat.

Paul Bérenger a ensuite voulu savoir si le chef du gouvernement a l’intention de mettre sur pied une Task Force pour étudier les recommandations de la commission et pour proposer un calendrier pour leur mise à exécution.

Navin Ramgoolam a déclaré qu’il a l’intention d’aller de l’avant avec cette proposition. Il a donné l’assurance au Parlement que les recommandations de la commission ne seront pas mises aux oubliettes.

Les travaux de la CJV qui ont duré un peu plus de deux ans ont coûté à l’Etat quelque Rs 59,7 millions. De l’argent « bien dépensé » s’accordent à dire le Premier ministre et le leader de l’opposition. Le rapport de la commission se décline sur plusieurs milliers de pages, publié en cinq volumes.

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