Commémoration de l’Abolition de l’esclavage : La pauvreté du programme déplorée

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Des membres du parti Les Verts Fraternels ont observé une journée de grève de la faim, au Morne, ce dimanche 30 janvier, en signe de protestations contre l’absence de développement sur le site du Morne. Cela à deux jours des activités marquant la commémoration de l’abolition de l’esclavage.

« Le gouvernement voulait utiliser les Verts Fraternels pour inciter un grand nombre de personnes à se rendre au Morne, le 1er février, mais nous avons refusé. Voila pourquoi nous sommes présents ici pour faire une grève de la faim, aujourd’hui, dimanche 30 janvier ». Ce sont là, les propos de Sylvio Michel, leader des Verts-Fraternels, qui a entamé une grève de la faim sur la plage du Morne. Il espère par cette action sensibiliser le public au manque d’action, de la part des autorités, en ce qui concerne le développement du site du Morne, patrimoine mondial de l’humanité.

Selon Sylvio Michel, les recommandations contenues dans le Management Plan de l’Unesco, n’ont pas été mises en oeuvre.&nbsp «Nous réclamons qu’un Visitor’s Centre et un amphithéâtre soient ouverts sur le site du Morne, afin de permettre&nbsp au public de prendre conscience de ce que représente ce lieu», affirme-t-il.

Comme prévu, le 176e anniversaire de l’abolition de l’esclavage sera commémoré au Morne. L’événement se résumera, cette année, à un dépôt de gerbes et des discours politiques. Un spectacle culturel est également prévu.

Les activités, organisées par le ministère des Arts et de la Culture, débuteront à 11h00, par un dépôt de gerbes. Plusieurs personnalités politiques, dont le vice-premier ministre et ministre de l’Intégration Sociale, Xavier Luc Duval, le ministre des Collectivités locales, Herve Aimée, la ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee, député de la circonscription et le ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee seront présents à l’occasion.

« Au fil des années, cette commémoration a perdu toute sa valeur », fait remarquer Sylvio Michel. La cérémonie demeure, selon lui, trop protocolaire. Elle ne permet pas au public de prendre conscience du symbolisme de la cérémonie.

Le père Philippe Franchette, président du Nelson Mandela Centre for African Culture, est aussi du même avis, même s’il participera au dépôt de gerbes. « Mon rêve, c’est qu’on fasse de cette cérémonie quelque chose de plus symbolique et non pas uniquement qu’une fête, où tout le monde est invité à danser et à s’amuser », soutient-il.

Le président du Nelson Mandela Centre for African Culture admet qu’on devrait respecter le protocole, mais la commération doit avoir une signification.&nbsp « S’il y a un protocole, respectons-le, mais qu’on en fasse quelque chose de constructif. Il faut savoir que derrière cette commémoration, il y a des personnes qui luttent pour la rendre plus symbolique », ajoute-t-il.

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