Collectivités locales : Hervé Aimée cible les citadins et fait des promesses aux villageois

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Etonnant discours du ministre des Collectivités locales à Bambous le mardi 17 avril 2012. Hervé Aimée s’en est pris aux habitants des villes expliquant qu’il est injuste que l’argent des contribuables soit utilisé pour subventionner les administrations municipales.

« Les villages subventionnent les villes et ce n’est pas normal. » C’est la déclaration d’Hervé Aimée, ministre des Collectivités locales, faite lors d’une réunion avec les conseillers de Rivière-Noire, au siège du conseil, à Bambous, dans l’après-midi du mardi 17 avril 2012.

Le ministre Hervé Aimée s’interroge sur la logique selon laquelle les habitants des régions rurales paient pour les dépenses encourues dans les villes. « Nous dépensons Rs 3 000 avec le Portlouisien. L’argent récolté des licences ne couvre que 37 % de ce budget. Le reste provient du Grant-in-Aid qui est l’argent des contribuables », soutient-il. Avant de préciser que les dépenses pour chaque habitant de Rivière-Noire ne se montent qu’à Rs 900.

« Est-ce que vous trouvez que c’est normal que nous payions pour subventionner les gens de la ville. Eux qui ont toutes les facilités telles que les hôpitaux, les universités, les centres récréatifs à portée de main ? » souligne-t-il.

La loi sur les collectivités locales prévoit une subvention de l’Etat aux conseils municipaux et aux conseils de districts. Un haut cadre du ministère explique que le but est de réduire l’écart entre les villes et les villages mais que les fonctionnaires sont toujours à la recherche d’une formule adéquate.

Dans les régions urbaines, la taxe immobilière constitue une autre source de revenus. Les propriétaires de bâtiments versent chaque année une redevance à la municipalité. Ce qui permet aux villes ne pas compter uniquement sur les subventions de l’Etat.

Imposer une taxe rurale ne serait pas la solution, selon le cadre du ministère. « Ces régions sont déjà déficitaires sur le plan du Grant-in-Aid. Imposer une taxe rurale reviendrait à creuser davantage l’écart », soutient-il.

En ce qui concerne la réunion avec les conseillers de Rivière-Noire, le ministre Aimée a profité de l’occasion pour fournir des explications sur les nouvelles lois régissant les collectivités locales. C’est dans une ambiance calme avec une assistance très attentive qu’Hervé Aimée a parlé de la création de huit villages comme préconisé par le New Local Government Bill qui a été présenté au Parlement le 15 décembre 2011.

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