Chagos : Une inspection nucléaire sera réclamée sous le traité de Pelindaba, annonce Boolell

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Le traité de Pelindaba, en vigueur depuis le 15 juillet 2009, a été mise en place sous l’égide de l’Union africaine avec l’objectif de créer une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique. Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, a fait part des intentions de Maurice de se prévaloir des provisions de ce traité, hier lundi 1er novembre.

Arvin Boolell prenait la parole hier lors du forum national ayant pour thème La stratégie politique sur les Chagos et Diego Garcia, dans le cadre de la Conférence internationale sur les Chagos organisée par Lalit. Les débats étaient présidés par l’avocat Jean-Claude Bibi.

Outre Arvin Boolell, Lindsay Collen, pour le parti Lalit,, s’est aussi exprimée sur le sujet. Paul Bérenger qui avait, dans un premier temps, confirmé sa participation pour le Mouvement militant mauricien (MMM), a indiqué aux organisateurs, à la fin de la semaine dernière, qu’il déclinait l’invitation.

Au cours de son intervention, le ministre Boolell a expliqué que le gouvernement est en train de donner plus d’ampleur à sa stratégie par rapport à la revendication territoriale sur les Chagos. Cela tant sur le plan diplomatique que politique.

Parmi les actions envisagées par l’Etat mauricien dans le moyen terme, le ministre annonce une demande pour une inspection nucléaire sur la base militaire de Diego Garcia. Toutefois, aucun calendrier n’a encore été arrêté pour sa concrétisation.

«Nous attendons la mise en place de la commission, comme prévu par le traité, pour déclencher une action. D’abord, nous insisterons pour que Maurice se retrouve parmi les douze membres de cette commission. Ensuite, nous irons de l’avant avec une demande d’inspection», affirme le chef de la diplomatie mauricienne.

Cet engagement du ministre des Affaires étrangères est, en quelque sorte, une réponse aux interrogations soulevées par la représentante de Lalit lors de son intervention. Lindsay Collen avait, en effet, proposé une série d’actions légales possibles, dont une plainte auprès de la Cour internationale de justice de La Haye.

Elle avait également évoqué des actions légales sur la base des lois maritimes de l’ONU et une réclamation des droits de pêche encaissés par le gouvernement britannique pour l’exploitation de notre Zone économique exclusive.

Le ministre Boolell a assuré l’assistance que toutes ces possibilités sont à l’étude par un comité spécial sous l’égide de son ministère. Il préconise une évaluation approfondie de tous les aspects légaux avant d’entamer une quelconque action.

Autre proposition de Lindsay Collen à laquelle le ministre des Affaires étrangères a apporté des précisions : celle d’une révision de notre politique économique qui nous rend dépendants de «nos ennemis». Le ministre ne partage pas l’avis de Lalit sur ce sujet.

«Nous n’avons plus rien à craindre. Avec la fin du protocole sucre et l’accord de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), nous sommes à l’abri de toute manœuvre impérialiste», explique le ministre.

D’autre part, l’absence du MMM a été très critiquée par la représentante de Lalit. «Si la stratégie du gouvernement a été un échec et se retrouve aujourd’hui dans une impasse celle de Bérenger l’est encore plus avec sa fameuse : We agree to disagree. Nous ne comprenions pas cette stratégie mais peut-être que maintenant cela peut nous aider à comprendre l’absence du MMM», a ironisé Lindsay Collen.

Paul Bérenger qui avait répondu positivement à l’invitation de Lalit s’est, par la suite, rétracté, laissant entendre que sa participation aux célébrations marquant la création de l’Etat d’Andhra Pradesh était plus importante que ce forum.

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