Chagos: Navin Ramgoolam dénonce les Britanniques à l’ONU

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Lors de son discours à la tribune des Nations-Unies samedi, le Premier ministre Navin Ramgoolam a dénoncé la Grande-Bretagne pour ses « fautes »&nbsp politique et diplomatique à l’égard de l’archipel mauricien des Chagos. Il a aussi parlé de la piraterie dans l’océan Indien et la situation à Madagascar, avant de réaffirmer le soutien de Maurice à la cause palestinienne.

Dans son discours à l’assemblée générale des Nations-Unies, samedi, le Premier ministre Navin Ramgoolam a parlé d’une «&nbsp double faute » de la part des autorités britanniques concernant l’archipel des Chagos détaché de l’entité mauricienne par le pouvoir colonial avant l’indépendance de Maurice.&nbsp Navin Ramgoolam a critiqué, en premier lieu, le refus systématique de Londres d’engager des discussions avec Maurice sur ce dossier. Il a rappelé, à ce propos, qu’en 2004 le gouvernement avait décidé de référer ce litige à la Cour international de justice. Le Royaume Uni avait alors modifié sa position par rapport à la juridiction de cette Cour internationale pour l’empêcher de se pencher sur un contentieux entre l’ancien pouvoir colonial et un membre du Commonwealth. Les autorités britanniques refusent donc systématiquement de discuter avec Maurice à propos de la reconnaissance de la souveraineté mauricienne sur l’archipel des Chagos.

L’autre faute commise par Londres dans cette affaire : la décision de création d’un parc marin autour de l’archipel des Chagos. «&nbsp La poursuite de l’occupation illégale de l’archipel préoccupe l’ensemble de la région de l’océan Indien. La décision des autorités britanniques de créer ce parc marin constitue une violation flagrante de la convention des Nations-Unies sur le droit de la mer, et préoccupe également les Etats de la région », a déclaré Navin Ramgoolam. Il devait rappeler qu’en décembre 2010, Maurice a dû solliciter un arbitrage sous les dispositions de la Convention sur le droit de la mer de 1982.

En revanche, Maurice a pu parvenir à un accord avec la France concernant l’île Tromelin, un territoire qui fait l’objet d’un litige entre les deux pays. L’accord avec la France prévoit la cogestion de cette île, a poursuivi le Premier ministre.
Navin Ramgoolam a aussi exprimé les inquiétudes des pays de la région face à la piraterie qui menace le commerce international dans l’océan Indien. Maurice&nbsp s’est engagé à participer pleinement au projet visant à traduire les pirates en justice, a expliqué Navin Ramgoolam, tout en rappelant qu’un accord a été signé à cet effet avec l’Union européenne en juillet 2011. Toutefois, on ne pourrait pas trouver lutter avec efficacité contre le fléau de la piraterie si on ne trouve pas de solutions durables à la situation en Somalie, notamment la guerre qui y perdure et la famine qui touche des millions de personnes.

Par ailleurs, le premier s’est félicité de la récente signature de la feuille de route par les entâtes politiques malgache en vue d’une sortie de crise. Maurice appelle&nbsp les nations unies et la communautés internationale à soutenir pleinement la mise en œuvre de cette feuille de route, qui prévoit entre autre la tenue des élections législatives, présidentielles et régionales dans les meilleures conditions possibles.

L’autre volet du discours de Navin Ramgoolam a porté sur la question palestinienne. Le chef du gouvernement a réitéré le soutien de Maurice à la demande d’admission de l’Etat palestinien aux Nations unies. » Les Nations unies et la communauté internationale ont le devoir de restituer au peuple palestinien sa dignité et son droit à un Etat&nbsp aussi bien qu’à sa sécurité. Maurice soutient donc la demande soumise par le président de l’Etat palestinien pour que les aspirations légitimes du peuple palestinien soient traduites dans la réalité », a conclu le Premier ministre.

La Rdaction.

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