Ces animaux qui soignent

Avec le soutien de

Dans les années 1960, le psychiatre Boris Levison s’est rendu compte qu’un animal pouvait faciliter la guérison psychique et physique des patients. Un lien indéniable peut s’établir entre l’homme et l’animal. C’est ce qu’on appelle la «pettherapy» ou thérapie assistée par l’animal (TAA).

Cette thérapie a pris de l’ampleur depuis plusieurs années. Dans le monde entier, des hôpitaux et des maisons de retraite ont intégré ces programmes thérapeutiques. La TAA accompagne les patients en les maintenant actifs.

C’est en 1981 aux États-Unis que la première association a vu le jour en vue de développer la TAA. La «Delta Society» a travaillé sur les bienfaits du contact entre l’homme et les animaux. Aujourd’hui, de nombreux experts et autres membres se sont joints à eux. Cela leur permet de continuer cette activité sociale et médicale. En Espagne, plusieurs associations ont recours à la thérapie assistée par l’animal. La plus ancienne, la «Fondation Affinity», a été créée en 1987.

Le chat

Augmente les chances de survie

Levinson a constaté que le fait de s’occuper d’un animal réduit l’anxiété, la dépression et le stress. Ceci est particulièrement observé chez les enfants et les personnes âgées. La compagnie d’un animal produit des bienfaits évidents et augmente les chances de guérison d’un patient. Voilà pourquoi beaucoup de programmes de TAA sont intégrés aux unités de cancer pour les enfants.

Pour réduire l’agressivité

Selon une étude menée par l’université de Toulouse, la présence d’un animal domestique – particulièrement le chat – aurait des conséquences positives sur les malades d’Alzheimer. L’agressivité, l’anxiété, l’insomnie ou les hallucinations diminuent considérablement, jusqu’à 80 %.

Le chien

Pour un réveil inespéré

Pour les personnes âgées, un animal de compagnie est très bénéfique. En plus de briser la monotonie, l’interaction avec l’animal permet de réveiller un certain intérêt. Pour ceux atteints d’Alzheimer ou de démence sénile, on peut observer un «réveil inespéré» qui provoque de brefs moments de lucidité.

Pour récupérer plus rapidement

L’objectif de la TAA est de permettre d’avoir plus confiance en soi. Le fait de s’occuper d’un animal, même si on est limité dans ses activités quotidiennes, permet à cette personne de se rendre compte qu’elle doit s’occuper d’elle-même de façon responsable. Après un accident par exemple, la relation avec un animal permet de récupérer plus rapidement.

Pour assister les aveugles

Les chiens guides d’aveugles ne sont pas associés aux programmes de la TAA. Toutefois, ils sont très utiles pour assister les aveugles. Le chien est un animal très intelligent et empathique. Grâce à eux, chaque année, des milliers d’aveugles dans le monde retrouvent leur autonomie et leur indépendance au quotidien.

 

Le cochon d’Inde

Pour lutter contre la solitude

La majorité des programmes de thérapie assistée par l’animal consistent à recevoir une fois par semaine des animaux, accompagnés de leurs maîtres et parfois d’un vétérinaire. Mais parfois, les maisons de retraite prennent en permanence un animal de compagnie. L’idéal est qu’il soit petit et ne nécessite pas trop d’entretien. Les chats et les rongeurs restent la meilleure option. Dans les hôpitaux, une adoption définitive est plus compliquée car la présence d’animaux n’est pas toujours compatible avec les règles d’hygiène.

Le cheval

Pour gagner en confiance

Le cheval améliore le bien-être psychologique et physique des personnes en bonne santé mais avec un retard mental. Le contact avec un animal plus grand et plus fort que soi permet de travailler sur la confiance, tout en se laissant aller et en oubliant le stress.

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