Catamaran sauvé à La Réunion : L’Adsu s’en remet au DPP pour inculper les rescapés

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Les autorités mauriciennes veulent éclaircir plusieurs zones d’ombre dans l’affaire du Jamillia, le catamaran qui a dérivé sur 200 km avant d’atteindre l’île sœur. Il avait l’immatriculation d’un autre bateau et nul n’a jamais signalé la disparition de l’équipage censé avoir quitté Rivière-Noire le 6 décembre.

Ils sont passibles de poursuites pour avoir volontairement navigué avec une fausse immatriculation et être sorti des eaux territoriales mauriciennes. Les enquêteurs de la brigade antidrogue et anti-contrebande ont décidé ce jeudi 30 décembre d’inculper les trois membres d’équipage du catamaran sauvés à la Réunion le jeudi 22 décembre.

Le fait qu’ils aient avoué qu’ils ont pris la mer en maquillant l’immatriculation de leur bateau car ils n’avaient pas de permis est un délit et le fait qu’ils aient quitté les eaux mauriciennes en est un autre. Le skipper Joseph Ferdinand Wavalegi et ses aides Winsley Milazar ainsi que Francis Raboude ont été emmenés en cour de Bambous.

Mais en l’absence du magistrat et vu qu’une arrestation n’est pas indiquée pour ces délits qui peuvent valoir jusqu’à un maximum de deux ans de prison, les hommes de l’adjoint au commissaire de police Ravin Sooroojebally ont décidé de s’en remettre au Directeur des poursuites publiques (DPP). Le dossier lui a été transmis et ce sera à lui de décidé quoi faire des trois hommes.

Entendus de nouveau ce jeudi 30 décembre, ils ont avoué avoir décidé d’apposer une fausse plaque immatriculation sur leur catamaran afin de tromper les autorités, n’ayant pas le permis nécessaire pour transporter des touristes. Le 6 décembre, ils ont donc pris des clients à bord, à Rivière-Noire, pour rallier Mahébourg et c’est sur le retour qu’ils ont eu une panne sèche et pour ajouter à leur déconvenue, leur voile s’est déchirée et ils se sont retrouvés vingt jours plus tard à 200 kilomètres de nos côtes, aux larges de St-Benoît.

Le propriétaire du bateau ainsi que l’entrepreneur qui a loué le catamaran seront aussi entendus et ce dernier risque également des poursuites. Pour n’avoir pas averti les autorités maritimes de la disparition du skipper et de ses aides.

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