Cartes d''identité : coût de Rs 1,1 milliard accepté sur proposition des Singapouriens

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La Private Notice Question (PNQ) a été marquée par les nombreuses protestations de l’opposition. En réponse, le ministre Tassarajen Pillay s’est attaqué à un ancien agent politique de l’opposition pour justifier l’abandon du premier projet moins cher.

Répondant à la PNQ de ce mardi 30 octobre, le ministre des Technologies de l’informatique et de la Communication (TIC) a expliqué que le gouvernement a choisi de favoriser un accord entre le gouvernement pour la mise en œuvre du projet de nouvelles cartes d’identité nationale. Ainsi, après de longues discussions avec la Singapore Cooperation Enterprise et la firme singapourienne Crimsonlogic Ltd, un accord a été signé pour un montant de Rs 1,1 milliard.

La proposition vient des Singapouriens et a été accepté par le gouvernement mauricien. Des frais de consultant de Rs 10,9 millions ont déjà été payés au consortium singapourien.

La première partie de la PNQ était axée sur un premier exercice d’appel d’offres lancé en novembre 2008. Trois soumissionnaires furent retenus avec des offres allant de Rs 250 millions à Rs 345 millions. Le ministre précise que le coût final du projet aurait été de Rs 650 millions avec d’autres dépenses qu’auraient encourues le gouvernement. Les trois soumissions concernaient uniquement la production des cartes.

Ce projet fut abandonné par le gouvernement en novembre 2009. Les procédures pour un nouvel exercice d’appel d’offres furent lancées en février 2010. Le 26 mars 2010, le gouvernement décida de trouver un accord direct avec la Singapore Cooperation Enterprise et la firme privée Crimsonlogic Ltd.

Un accord final a été signé entre le gouvernement mauricien et l’institution singapourienne le 17 octobre incluant une clause de confidentialité.

Le ministre des TIC s’est étendu en explications lors des deux premières parties de la question. La lecture de sa réponse initiale a duré un peu plus de 30 minutes. Ce qui a provoqué de nombreuses protestations de l’opposition.

A deux reprises, le Speaker a du intervenir en réclamant des réponses directes aux questions directes.

Accusé par l’opposition de vouloir cacher quelque chose derrière sa longue réponse, le ministre Tassarajen Pillay est sorti de ses gongs pour accuser un agent politique, très proche dans le passé de l’opposition, de tentative de corruption lors du premier exercice d’appel d’offres. Selon le ministre des TIC, l’agent aurait reçu à diner un très haut cadre de l’un des soumissionnaires au premier exercice d’appel d’offres. Il affirma que le projet avait été abandonné parce qu’il y avait des soupçons de corruption.

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