Candidature de Bérenger au poste de PM: les deux camps affûtent leurs armes

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Paul Bérenger sera candidat au poste de Premier ministre. La question de celui qui postulerait pour ce poste au MMM faisait débat au sein même du parti mauve depuis quelque temps déjà.

Les adversaires des mauves, eux, en avaient aussi fait un thème récurrent qu’ils exploitaient sans se faire prier à chaque conférence de presse. Qu’en est-il maintenant que les choses se soient précisées?

Ashock Jugnauth, un moment pressenti pour être présenté comme l’alternative à Navin Ramgoolam, dit accueillir favorablement cette décision du leader du MMM. «Je suis personnellement très favorable à cette idée. Paul Bérenger, pour ce qu’il représente, mérite amplement que le peuple le porte au pouvoir en tant que Premier ministre», avance le leader de l’Union Nationale (UN).

Pourtant, c’est bien la question de l’éventuel candidat au poste de Premier ministre qui avait poussé ce dernier à démissionner de son parti d’alors, le MSM. Mais dans le contexte actuel, Ashock Jugnauth ne semble pas du tout être agacé d’être relégué au rôle de second et souhaite toujours une alliance MMM-UN-PMSD. «La question n’est pas de savoir qui sera candidat à quel poste mais bien de mettre la bonne personne à la bonne place. C’est une question de compétence avant tout», explique-t-il.

La PTr tente, de son côté, de minimiser, de marginaliser même, l’événement. «La population a déjà jugé le leader du MMM comme un homme qui n’a pas de parole. De notre côté, nous sommes déjà en alliance et totalement confortable avec nos alliés. La récente annonce de Paul Bérenger ne change rien au rapport de force», soutient le secrétaire général du PTr, Deva Virahsawmy.

Les membres du MMM ne partagent évidemment pas cet avis. Ajay Gunness, membre en vue de la direction du MMM, affirme que le dynamisme qui mènera les siens vers la victoire est déjà en marche depuis l’annonce de son leader.

«C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les militants ont accueilli cette nouvelle. Je pense que toute la population reconnaît la capacité de travail et la discipline de Paul Bérenger et qu’il n’y a personne d’autre qui peut tirer le pays du marasme où il se trouve actuellement. Les militants se sont déjà mis au travail pour la victoire», affirme le député mauve.

D’autre part, le MMM en présentant son leader au poste de PM prend le risque d’affronter une campagne communale.

Mais cela ne semble pas émouvoir outre mesure le MMM et ses alliés. Une campagne sectaire n’est pas, selon Ashock Jugnauth, un handicap insurmontable. «C’est définitivement un des facteurs de la défaite de 2005, mais il y a aussi d’autres facteurs comme le poids du MSM ou encore l’incompréhension autour du dernier budget que notre gouvernement avait présenté en 2005», soutient le leader de l’UN.

Ajay Gunness atteste, pour sa part, que le contexte n’est plus le même. «La différence, c’est que cette fois-ci l’électorat pourra faire la comparaison entre les deux hommes. Entre la situation actuelle et celle qui prévalait au temps où Paul Bérenger était PM», se réjouit le député de Montagne Blanche-Grand Rivière Sud Est.

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