Budget 2011 : Roussety évoque les différences d’approche des gouvernements successifs

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Le chef commissaire de l’Assemblée régionale en remet une couche. Réagissant à la réponse de Pravind Jugnauth à la PNQ de Paul Bérenger à l’effet qu’il n’a pas été raisonnable dans ses critiques envers le Budget 2011, Johnson Roussety déplore les agissements des différents locataires de l’hôtel du gouvernement à l’égard de Port-Mathurin.


Les relations entre Port-Mathurin et Port-Louis ne sont pas prêtes de se réchauffer. Peu amène dans ses critiques envers le Budget 2011, voilà le chef commissaire de Rodrigues, Johnson Roussety qui en remet une couche.

Sollicité par Radio One pour une déclaration suite aux réponses fournies par le ministre des Finances, Pravind Jugnauth à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Paul Bérenger dans la matinée du mardi 30 novembre, Johnson Roussety est encore plus amer dans ses réflexions.

Cette fois, Johnson Roussety n’y va pas par quatre chemins pour démontrer le « manque de considération » et «&nbsp le manque de diplomatie » du gouvernement central envers son île. Chiffres à l’appui, il accuse les actuels locataires de l’hôtel du gouvernement d’avoir une « approche différente » envers l’Assemblée régionale de Rodrigues.

Bien que Pravind Jugnauth faisait partie du gouvernement MSM-MMM qui a accordé son autonomie à Rodrigues entre 2000 et 2005, le chef commissaire fait une comparaison entre ce que Paul Bérenger a accordé à l’île sous forme de Capital Budget et Rama Sithanen durant ses cinq dernières années au sein de l’Alliance sociale. Il explique que sous Paul Bérenger, Rs 425 millions avait été votées sous cet item et Rama Sithanen l’avait ramené à 250 millions.

A la déclaration formulée par Pravind Jugnauth à l’Assemblée nationale ce mardi, à l’effet qu’il n’a pas été « raisonnable » dans ses critiques, Johnson Roussety, lui, estime avoir été dans ses droits. Et qu’il ne veut aucunement entrer en conflit avec Port-Louis.

A Radio One, le chef commissaire déclare œuvrer pour que Rodrigues ait sa part du gâteau national. Pêle-mêle, il parle du non-respect du gouvernement central envers l’autonomie rodriguaise, le taux de chômage et la pauvreté qui ne cessent de grimper dans l’île.

Dans une formule imagée, Johnson Roussety évoque la situation de Rodrigues : Port-Louis ne cesse de gonfler le pneu qu’est Port-Mathurin à fréquence régulière, ne se rendant pas compte qu’il est crevé. « Mone fatigué ar sa situation là, ine ler pour Rodrigues nepli accepté minimum vital », lâche-t-il.

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