Brutalités policières : Ramgoolam en faveur d’une enquête par une institution indépendante

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Au total, 634 cas de brutalités policières ont été enregistrés de 2009 au 17 juin 2011, dont moins de la moitié fait l’objet d’une enquête. C’est la réponse du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à une question de la députée Aurore Perraud.

Les cas de brutalités policières seraient en hausse, passant de 256 cas en 2009 à 262 cas en 2010. Rien que depuis le début d’année, 116 cas ont été rapportés. Pourtant, le rapport datant de 2008 de la National Human Rights Commission (NHRC) indiquait une tendance stable ces dernières années.

Navin Ramgoolam a apporté des éléments de réponse à une question de la députée Aurore Perraud ce mardi 21 juin au Parlement. Celle-ci voulait savoir, outre le nombre de cas de brutalités policières commises ces deux dernières années, si des enquêtes ont été menées. Et si oui, où elles en étaient.

Après avoir fourni des détails par rapport à la situation, le Premier ministre a dit accueillir favorablement la proposition du député de l’opposition Veda Balamoody. En l’occurrence, l’institution d’un corps indépendant pour enquêter sur de tels cas. Car, selon Veda Balamoody, ce sont les policiers qui enquêtent sur des policiers au Complaints Investigation Bureau. Navin Ramgoolam a alors dit qu’il se pencherait sur cette suggestion.

Auparavant, Navin Ramgoolam a fait état de la situation en ce qui concerne les cas de brutalités policières rapportés depuis 2009. Notamment, un cas où deux policiers ont été condamnés et ont dû payer une amende de Rs 3 000 chacun. Trois cas attendent un jugement au tribunal. Douze autres ont été référés au Directeur des poursuites publiques (DPP) pour consultation. Deux autres cas ont été pris en charge par la Departmental Orderly Room, alors que 149 ont été déposés après enquête. Les cas restants sont actuellement en cours d’enquête du côté du Complaints Investigation Bureau.

Le chef du gouvernement a également soutenu que les cas de brutalités policières lorsque les suspects consignent leur déposition font aussi l’objet d’enquêtes approfondies. Avant de déclarer qu’une série de mesures sont entreprises à cet effet, dépendant de la nature et de la gravité des offenses.

A une question supplémentaire du leader de l’opposition, Paul Bérenger, qui voulait savoir si c’est la même institution qui se charge des cas de brutalité en prison, Navin Ramgoolam a répondu par l’affirmatif.

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