Brian Glover bute sur un Equal Opportunities Tribunal non complet

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L’objectif prévenir à tout prix un cas de «victimisation» à l’hôtel La Plantation. Brian Glover, de l’Equal Opportunities Commission a ainsi adressé une lettre au président de l’Equal Opportunities Tribunal pour qu’il émette d’urgence un ordre intérimaire. Or, le tribunal n’est pas dûment constitué…

L’Equal Opportunities Commission (EOC) a tranché : elle a estimé qu’un ordre d’évacuation émis envers le gérant d’un centre de plongée à l’hôtel La Plantation est un cas de représailles, tel que stipulé par l’article 7 de l’Equal Opportunities Act. Cet établissement a donné jusqu’au 31 août au plaignant pour qu’il évacue le centre de plongée qu’il gérait jusqu’ici. Pour éviter ce cas de «victimisation», le président de l’EOC, Brian Glover, a adressé une lettre au président de l’Equal Opportunities Tribunal, Denis Vellien, pour qu’il émette d’urgence un ordre intérimaire.

Toutefois, dans les milieux proches du dossier, l’on se demande si le président de l’Equal Opportunities Tribunal peut signer l’ordre intérimaire à lui seul. En effet, pour que le tribunal existe légalement, il doit être constitué de trois membres. Or, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’y a toujours pas nommé ses assesseurs. Les conseils légaux du gouvernement, dit-on, se pencheront sur ce point pour déterminer si Denis Vellien peut émettre cet ordre intérimaire.

Ce cas devant l’EOC concerne Omi Adjodah qui risque de voir ses équipements saisis s’il n’évacue pas les lieux. Pour Omi Adjodah, l’hôtel agirait dans un «esprit de vengeance» car il avait auparavant sollicité l’EOC. Dans cette affaire, Omi Adjodah, qui gérait le centre nautique et un centre de plongée à l’hôtel La Plantation avait saisi l’EOC après que l’établissement a résilié son contrat, en mai dernier, pour la gestion du centre nautique uniquement. Omi Adjodah avait avancé que c’est à cause de ses affinités politiques qu’il a été écarté de l’hôtel. Et après avoir entendu les deux parties, l’EOC avait jugé que l’argument du plaignant est fondé.

Mais le 30 juin dernier, l’hôtel a adressé une nouvelle lettre à Omi Adjodah pour lui annoncer que, cette fois, c’est son contrat pour tenir le centre de plongée qui a été résilié et qu’il doit quitter le local d’ici à la fin du mois d’août. 

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