Bizlall fustige l’opposition parlementaire et réclame un sursaut du mouvement syndical

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L’animateur principal du Mouvement 1e Mai, Jack Bizlall, accuse l’opposition parlementaire de s’empêtrer dans un jeu d’alliance. Il&nbsp estime par ailleurs que les guéguerres entre syndicalistes livre l’opposition extra-parlementaire à la merci du pouvoir.

Le Mouvement 1e Mai a tenu une conférence de presse, ce vendredi 16 décembre, pour dénoncer l’opposition parlementaire et réclamer une prise de conscience de la part des organisations syndicales. Il accuse le Mouvement militant mauricien (MMM), de ne pas assumer pleinement son rôle en se fourvoyant dans « les possibilités d’alliance ».

En se paralysant eux-mêmes, les mauves sont condamnés à mendier une alliance alors qu’ils auraient pu, à défaut d’être une alternative, représenter une alternance à la politique de développement imposée par Navin Ramgoolam.

Une politique de développement basée sur le foncier qui s’appuie sur la vente de propriétés résidentielles à des étrangers. Jack Bizlall s’insurge contre la création de propriétés résidentielles et d’espaces de loisirs dans les régions côtières exclusivement réservés à des étrangers de la même nationalité. Il donne l’exemple des « villages privés et des clubs privés » dans le nord du pays et destinés exclusivement aux Sud-africains.

« Cette politique est en train de se retourner contre la population mauricienne et menace les générations futures », prévient Jack Bizlall.

Jack Bizlall demande aux organisations syndicales de trouver un moyen de s’unir pour contrer la politique gouvernementale « puisque le MMM a les mains liées par son besoin d’alliance ». Il propose un pacte de non agression et une cohérence dans l’action syndicale au niveau national.

Jack Bizlall s’inquiète également du niveau des pertes d’eau post-production enregistrées annuellement par l’autorité gérant la production d’eau potable et sa distribution dans les foyers. Il rappelle que le volume des pertes est équivalent au volume facturé par la Central Water Authority, soit 94 millions de mètres cubes.

Rappelant le lien direct entre l’accès à l’eau potable et l’amélioration du niveau de vie du citoyen, il postule que la société mauricienne pourrait « reculer s’il a y pas un sursaut stratégique de la part des autorités ».

Le syndicaliste dénonce aussi le prix de vente du sucre sur le marché mauricien. Il affirme que la population est en train de faire les frais d’une politique favorisant « l’oligarchie sucrière ». « Le prix du sucre sur le marché local est plus élevé que celui que celui que nous obtenons à l’exportation. En sachant que Maurice bénéficie d’un prix préférentiel, le prix de vente imposé par le Mauritius Sugar Syndicate (MSS) est exorbitant », soutient-il.

Jack Bizlall estime que le surplus réclamé par le MSS est utilisé pour financer la pension des anciens dockers qui depuis quelques temps ne tombent plus sous la responsabilité du Mauritius Bulk Sugar Terminal. Une mesure gouvernementale décidée dans le cadre de la réforme des Service Providers Institutions of the Sugar Sector (SPISS) et appliquée dans l’opacité totale, selon le syndicaliste.

Il demande aussi aux petits planteurs de s’organiser pour faire front contre&nbsp l’exploitation dont ils sont victimes&nbsp de la part des deux usines de raffinerie.

Jack Bizlall émet de graves allégations contre un projet de restauration dans la zone économique de Jinfei à Riche-Terre qui abriterait en réalité une maison close. « Sur une terrain que Ramgoolam a accordé à la Chine », précise-t-il.

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