Bérenger: «Le livre blanc sur la réforme électorale, un flop à la Ramgoolam»

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Selon Paul Bérenger, le livre blanc ne sera pas publié avant la rentrée parlementaire, comme l'a annoncé Navin Ramgoolam, récemment. Et même si c'est le cas, ce document sera «un flop à la Ramgoolam».

Il dit être sceptique. Alors que le Premier ministre a annoncé que le livre blanc sur la réforme électorale pourrait être publié avant la rentrée parlementaire, Paul Bérenger ne pense pas que cela sera le cas. «Même si le livre blanc est publié, ce sera un flop à la Ramgoolam», ajoute-t-il. Il intervenait ce samedi 1er mars lors de la conférence de presse du MMM à Port-Louis.

Toutefois, le leader des Mauves indique que si le White Paper est publié, le parti votera pour, car «on est en faveur de la réforme électorale». Et s’il ne l’est pas, le Remake assure qu’il «ira de l’avant avec en cas de victoire aux prochaines élections générales».

Paul Bérenger a également donné des détails sur la répartition de postes clés au sein d’un éventuel gouvernement MMM-MSM. Les postes de président de la République et de Speaker de l’Assemblée nationale seront occupés par des candidats du MMM, alors que celui de vice-président reviendra à un membre du MSM. Sir Anerood Jugnauth sera, lui, Premier ministre…

L’appartenance ethnique pas prise en compte

Le Remake 2000 est pour le maintien du système actuel, soit trois députés élus dans chacune des 20 circonscriptions. Et deux députés à Rodrigues. Cela se fera «à la proportionnelle», précise le leader des Mauves.

Cette liste sera soumise à la commission électorale avant les élections générales. Et, une autre liste de huit candidats sera préparée pour remplir les postes selon le système first past the post. «Ce sont les dirigeants qui décideront quelles sont les personnes qui y figureront. Elles ne seront pas choisies selon leur appartenance ethnique», souligne Paul Bérenger.

«Pressions venant d’en haut»

Ce dernier s’est aussi attardé sur le départ du clerc de l’Assemblée nationale. «Cela fait suite à des pressions venant d’en haut», soutient-il. «C’est une personne indépendante qui n’a jamais reçu aucun reproche. Il est inacceptable que des pressions aient été exercées pour qu’il parte», indique-t-il. Et d’ajouter : «On voulait le faire partir depuis plusieurs années.»

Enfin, revenant sur ses dires concernant la fermeture de l’ambassade mauricienne en Malaisie en cas de victoire aux élections, Paul Bérenger devait déclarer qu’il ne souhaite pas rompre les relations diplomatiques avec ce pays. Et que «si jamais le gouvernement malaisien revient sur sa décision quant à l’ouverture de son ambassade à Maurice, on va reconsidérer notre position».

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