Basket-ball : La dream team espagnole sans rival en Europe

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L''''Espagne a confirmé sa mainmise sur le basket continental en remportant le premier Eurobasket de son histoire après sa démonstration (85-63) face à la Serbie en finale dimanche à Katowice.

Une quête interminable a pris fin. 74 ans après la première de ses sept finales européennes, la sélection ibère ramène enfin le trophée sur la péninsule et détient désormais les titres de champion d''Europe et du monde.

Egalement vice-championne olympique, elle a confirmé qu''elle était la meilleure équipe européenne du siècle. En difficulté en début de tournoi, elle a gagné ses trois derniers matches sur un écart moyen de 20 points.

Rarement, une équipe n''aura exercé une telle domination sur le Vieux Continent, à comparer avec celle de l''ex-Yougoslavie dans les année 1990.

Au niveau mondial, les Etats-Unis sont les seuls à pouvoir la contrarier, mais encore faut-il qu''ils évoluent à leur meilleur niveau, comme en finale des Jeux de Pékin lors d''un des plus grands matches de l''histoire du jeu.

L''Espagne, qui a disputé dimanche sa quatrième finale sur les quatre dernières grandes compétitions, s''appuie sur une génération d''exception, les "chicos de oro", champions du monde juniors en 1999.

Ils fournissent le coeur de l''équipe avec Pau Gasol, Garbajosa et Navarro et ont su compenser l''absence d''un autre historique, Calderon, avec des surdoués comme Fernandez et Rubio ainsi qu''un banc, long comme un roman de Cervantes.

Ces joueurs se connaissent par coeur et forment un groupe extrêmement soudé que le nouvel entraîneur Sergio Scariolo dirige depuis un fauteuil, tellement l''ensemble est réglé comme du papier à musique.

Gasol injouable

"Dans un tournoi comme l''Euro, tu n''a pas le temps d''inventer. Il faut seulement exprimer tout ce que tu as appris depuis des années", dit Garbajosa pour expliquer ce qui fait la grande force de cette armada.

Son seul vrai couac a été la finale de l''Euro-2007, perdue à Madrid face à la Russie, alors que toute l''Espagne se préparait à l''or. Au point qu''à la mi-temps, on distribuait à la presse des invitations avec la mention "Venez célébrer avec nous le premier titre européen de l''Espagne".

"Il y avait eu un excès de confiance, on en a tiré les leçons. Impossible de refaire la même erreur", souligne Pau Gasol, meilleur joueur européen avec Dirk Nowitzki et qui a encore régné de toute sa splendeur sur la finale.

Champion NBA avec les Lakers, il a aspiré les rebonds (11) et, lorsqu''il n''a pas marqué lui-même (18 points en 22 minutes), il a créé, aimanté les attentions pour libérer les shooteurs en périphérie. Indéfendable, injouable.

C''est ainsi que l''Espagne a fait la différence d''entrée (24-9 à la 9e, 52-29 à la pause) avec une écrasante supériorité au rebond et en adresse.

Les Serbes, dont c''était la première finale depuis leur titre mondial en 2002, avaient battu une Espagne diminuée au premier tour mais n''ont cette fois rien pu faire. Comme la France avec Parker en quarts et la Grèce avec Spanoulis en demi-finale, ils ont été coupés de leur meneur Milos Teodosic par des Espagnols qui défendent aussi bien qu''ils attaquent.

Et comme lors des deux matches précédents, l''Espagne a fini le match avec ses remplaçants de luxe pour le grand bonheur d''une nation gâtée, qui, après les titres de champion d''Europe en volley (2007) et en foot (2008), n''arrête plus de fêter ses champions.

AFP

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