Baisse de 50% des primes d’assurance versées au Sugar Insurance Fund Board

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Ces mesures interviennent dans le sillage d’une disposition de la loi qui fait obligation à la Sugar Insurance Fund Board de commanditer, après approbation du ministère des Finances, un rapport d’actuaire et d’initier tout changement que celui-ci juge nécessaire.

Conformément aux recommandations du rapport de Bacon & Woodrow Channel Islands (BWCI), un , cabinet d’actuaires, le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) apporte une véritable bouffée d’air frais à ses membres qui sont petits planteurs et les usiniers, producteurs de sucre.  En effet, les primes de souscription à une police d’assurance auprès du SIFB connaîtront une baisse de 50% pour 2012.

La conséquence directe pour les assurés est qu’ils économiseront quelque Rs 290 millions annuellement . Si la nature est clémente et que le SIFB n’aura pas à verser des compensations après  des catastrophes naturelles, une somme de quelque Rs 15 millions annuellement viendra se greffer sur les Rs 290 millions en question..

« Sujet à l’approbation du ministère des Finances, le conseil d’administration du Sugar Insurance Fund Board est tenu de commanditer le rapport d’un actuaire sur ses opérations tous les cinq ans et de faire des recommandations qu’il juge nécessaire. L’actuaire doit saisir le conseil de tout changement qu’il juge indispensable », soutient Jagadish Manrakhan, président du conseil d’administration du SIFB.

Autre importante nouveauté qui va bénéficier spécifiquement aux petits planteurs, c’est l’introduction d’un changement au niveau du classement des planteurs. Désormais, le cas de tout planteur dont la performance est en-dessous de la barre de 5 sur une échelle de 5 à 15 points sera reclassé à hauteur de 5.

Ce sont particulièrement les petits planteurs qui ne parviennent pas à atteindre la barre de 5 points. Si on ne les aide pas, ils prendront au moins 41 ans pour y parvenir. Les clients qui se trouvent dans la zone de moins zéro à cinq points sont ceux dont le coût de la prime d’assurance est considérable et sera supérieure à toute forme de compensation.

Puisque la base de calcul pour déterminer le rang de tout opérateur pour une période donnée a pour point de départ, la performance de l’année précédente, être classé dans la zone des cinq points à monter permet aux bénéficiaires d’améliorer la performance de leur prime d’assurance par rapport à la compensation qu’ils peuvent potentiellement empocher. Plus la prime est moindre, plus la compensation devient intéressante. L’inverse n’est pas recommandé.

Autre changement qui sera introduit cette année concerne les critères pour décréter qu’une compensation est due. BWCI estime que cette décision devrait prendre effet si la récolte pour l’ensemble de l’île est affectée à hauteur de 25%. « Après des échanges avec les planteurs, il a été décidé que le chiffre de 25% soit ramené dans la fourchette de 20% à 25% » a indiqué Diness Purryag, General Manager du SIFB.

Le conseil d’administration du SIFB a décidé de ne pas souscrire à une police de réassurance en raison des primes exorbitantes réclamées par des opérateurs potentiels. S’appuyant sur une réserve qui se situe dans la fourchette de Rs 5.3 milliards à Rs 6 milliards, le SIFB est en mesure de compenser lui-même ses assurés si une situation de force majeure intervient deux ans consécutivement.

Risque calculé puisque jusqu’ici, il ne s’est jamais produit une situation où il a fallu décréter des cas de force majeure deux ans consécutivement. Que se passera-t-il si cela se produit ? La réponse est simple : dépendant de l’ampleur des catastrophes naturelles, le SIFB pourrait voir ses réserves fondre comme neige au soleil. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas la première fois que le SIFB prend le risque de compenser ses clients en puisant dans ses réserves.



 

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