Bactérie tueuse: la traque se poursuit

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La traque de la bactérie Eceh se poursuit samedi alors que des milliers de personnes ont été infectées, sans que l''''on sache où et comment. LEXPRESS.fr fait le point ce samedi. Extraits.

Le ministre français de l''Agriculture, Bruno Le Maire, a enjoint vendredi ses partenaires européens à "ne pas baisser la garde en matière de sécurité sanitaire des aliments", alors que la propagation d''une bactérie tueuse a fait 19 morts en Europe, dont 18 en Allemagne.&nbsp

"Ne jouons pas les apprentis sorciers en allégeant les contrôles sanitaires sur l''alimentation. Ce serait de la folie", selon le ministre qui vise ainsi, sans les citer, des pays-membres "favorables à une réduction du budget de la politique agricole commune (PAC) et à la renationalisation des politiques agricoles".&nbsp&nbsp Les ministres européens de l''Agriculture seront très probablement convoqués à Luxembourg pour une réunion extraordinaire, mais pas avant le 17 juin, selon des sources diplomatiques à Bruxelles.&nbsp

L''alarmisme envers la consommation des légumes est injustifié (...) car les analyses de laboratoire n''ont pas permis de soutenir l''hypothèse que des légumes contaminés étaient à l''origine de l''infection, affirme pour sa part un communiqué du Laboratoire européen de référence pour l''Escherichia coli (Eceh).&nbsp&nbsp

Selon l''OMS, 12 pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie, tous liés à l''Allemagne. Selon des quotidiens, la bactérie aurait d''ailleurs fait un 19e mort, dans le Brandebourg (nord-est, Etat fédéré autour de Berlin), sans que le lien soit encore certain.&nbsp

La souche de la maladie a été identifiée par l''Organisation mondiale de la santé comme une forme rare d''une bactérie Escherichia coli, "0104:H4". Cette bactérie provoque des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).&nbsp&nbsp

Le Laboratoire européen de référence pour l''Escherichia coli (Eceh) a déconseillé l''usage d''antibiotiques pour lutter contre la maladie, alors que pour l''instant les traitements se sont révélés inefficaces pour enrayer la maladie. "Pour cette infection particulière, la thérapie antibiotique n''est pas conseillée, elle peut même être contre-productive en causant une augmentation du relâchement de la toxine".&nbsp

Seule certitude pour l''instant: le foyer de l''épidémie se trouve dans le nord de l''Allemagne, où la plupart des décès ont été enregistrés. Ce qui ne signifie pas que la bactérie en est originaire. Tandis que les scientifiques planchent sur des centaines d''échantillons, la police fluviale de la région enquêtait auprès des restaurateurs et grossistes.&nbsp

L''hebdomadaire Focus évoquait samedi la possibilité que la maladie se soit propagée lors d''une fête à Hambourg qui, du 6 au 8 mai, a rassemblé 1,5 million de personnes. Le premier cas aurait été enregistré une semaine plus tard au centre hospitalo-universitaire de la ville.&nbsp

Selon le quotidien régional Lübecker Nachrichten, les enquêteurs de la police fluviale étudient la piste d''un restaurant de Lübeck où 17 clients se sont retrouvés contaminés.&nbsp Le Süddeutsche Zeitung a aussi évoqué la piste d''un restaurant de cette ville où un séminaire syndical regroupant 34 femmes s''est déroulé mi-mai. Huit auraient développé la maladie et une serait morte.&nbsp&nbsp

Face à l''incertude, quelques journaux allemands comme le tabloïde Bild évoquaient un acte intentionnel. Une hypothèse exclue par le ministère de l''Intérieur dans les mêmes quotidiens.&nbsp

(Source : L’Express.fr)

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