Bérenger tient Ramgoolam « personnellement responsable » du crash d’Air Mauritius

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Le leader de l’opposition estime que la faillite de la compagnie nationale d’aviation est un symbole de l’incompétence du gouvernement de Navin Ramgoolam. Il tient le Premier ministre pour seul responsable de la situation.

Paul Bérenger a consacré la grande partie de sa conférence de presse de ce samedi 18 février à la situation financière dans laquelle se trouve le transporteur national Air Mauritius. Il fustige la manière dont la compagnie a été traitée depuis 2005, date de l’arrivée au pouvoir du gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam.

« Air Mauritius est en faillite et c’est tout un symbole. Navin Ramgoolam est personnellement responsable de la situation dans laquelle se retrouve la compagnie et cela à cause de la manière dont elle est traitée par le gouvernement », soutient Paul Bérenger.

Il déplore la manière dont les différentes nominations ont eu lieu au sein de l’institution ces dernières années. Il rappelle les cas qui ont marqué les esprits comme le passage rapide de Raj Bungsraz à la tête d’Air Mauritius. Paul Bérenger accuse les nominés politiques d’être responsables des pertes en milliards de roupies occasionnées par l’exercice de hedging effectué en 2008.

« Ce hedging est d’ailleurs largement responsable du crash de la compagnie », considère le leader de l’opposition. Il accuse le chef du gouvernement d’avoir fait joujou avec Air Mauritius comme avec un « avion modèle ».

« Au moment du crash, le Chief Executive Officer (CEO) et le président du conseil d’administration sont toujours employés sur une base mensuelle sans aucun pouvoir sur les employés », s’insurge Paul Bérenger.

Le leader de l’opposition dit craindre que cette situation ne pousse la compagnie nationale d’aviation dans les bras d’un éventuel partenaire stratégique. Il prévient qu’il suivra l’évolution de la situation et lance une mise en garde au gouvernement sur le choix des procédures qui seront adoptées pour une telle démarche.

Paul Bérenger considère qu’il est temps de tout mettre en œuvre pour éviter le crash qui sera, selon lui, total si rien n’est fait. Dans cette optique, il s’est demandé s’il ne serait pas utile de réinstaller l’actuel directeur de la State Trading Corporation à la tête d’Air Mauritius.

De la même manière, le leader de l’opposition a critiqué la manière dont le Premier ministre a géré le dossier du Traité de non double imposition entre Maurice et l’Inde. Il fait ressortir que deux jours après le retour de Navin Ramgoolam de sa visite officielle dans la grande péninsule, le directeur du Bureau central des investigations indienne a dénoncé Maurice comme un paradis fiscal. Le centre financier mauricien a été présenté comme l’une des plateformes qui a servi à contourner les mailles du fisc indien pour un montant total de 15 trillions de roupies.

Par ailleurs, Paul Bérenger a également commenté l’initiative du Mouvement socialiste militant (MSM) de réclamer un redécoupage électoral en région urbaine. Le parti soleil veut que les nouvelles délimitations fixées par le ministre des Collectivités locales soient revues et corrigées.

Si le leader de l’opposition partage l’avis de Pravind Jugnauth et de ses lieutenants à l’effet qu’il a eu « tripotage » des arrondissements électoraux dans les cinq villes du pays, il fait comprendre que la priorité du Mouvement militant mauricien (MMM) reste l’organisation des élections municipales dans les plus brefs délais.

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