Bérenger s’interroge sur l’escale londonienne et parisienne de Ramgoolam

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Le leader de l’opposition se pose des questions sur les déplacements du chef du gouvernement mauricien dans les capitales anglaise et française la semaine dernière. D’autant qu’il y a un silence radio sur cette mission.

Qu’est-ce qu’a réellement bien pu faire Navin Ramgoolam à Londres et à Paris après son escale&nbsp namibienne au sommet de la Southern African Development Countries (SADC)? C’est la question que s’est posée le leader de l’opposition, Paul Bérenger lors de sa conférence de presse du samedi 28 mai.

En faisant un tour d’horizon sur l’actualité chaude du moment - à savoir la dette de la clinique MedPoint rayée par la Banque de développement, le transport des produits pétroliers par le tanker de Betamax et la gestion catastrophique de l’eau -, il n’a pu s’empêcher se lancer une pique au chef du gouvernement quant à cette escapade.

« Navin Ramgoolam ne finira jamais de nous étonner. La semaine dernière, il part assister à un sommet d’un jour à Namibie et il disparaît une semaine durant à Paris, supposément pour rendre visite à Jacques Chirac... », a lancé le chef de file du Mouvement militant mauricien (MMM). « Il est rentré jeudi, a présidé le Conseil des ministres mais c’est le silence radio. Alors que les missions de ses ministres ont été étalées de long en large, sur lui, il n’y a rien. Ni sur sa mission, ni sur sa présence en Namibie », s’indigne Paul Bérenger.

Effectivement, la télévision d’Etat, toujours si prompte à promouvoir les moindres faits et gestes du chez du gouvernement, n’a pipé mot sur ce déplacement. Et pourtant, le lundi 23 mai, le journal télévisé de 19h30 s’est ouvert avec la photo souriante de Navin Ramgoolam, en reprenant religieusement un communiqué de la cellule de communication du Bureau du Premier ministre quant à ce voyage, reléguant par là même l’item de la nouvelle arrestation de Bernard Maigrot dans l’affaire Vanessa Lagesse, dix ans après, au second plan.

Officiellement, Navin Ramgoolam a quitté la Namibie pour se rendre dans les capitales anglaise et française afin d’avoir une session de travail avec les experts constitutionnels et les hommes de loi qui font souvent des va-et-vient à Port-Louis. Leurs services ont été retenus par l’Etat mauricien quant à la réforme électorale, l’élaboration d’une loi gouvernant la presse ainsi que sur le dossier Chagos.

Le Premier ministre mauricien aurait aussi rendu une visite de courtoisie à l’ex-président de la République française, Jacques Chirac. Ces jours-ci, ce dernier, à l’âge de 78 ans, se trouve confronté à l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris du temps où qu’il occupait le siège du premier magistrat entre 1977 et 1995. La Cour de cassation ayant décidé que son procès devrait reprendre. Ce qui sera le cas en septembre.

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