Bérenger s’inquiète quant à trois décès liés à des liposuccions par un même médecin

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Le chef de l''opposition sourcille face au nombre de morts à l’issue d''opérations esthétiquess menées par un spécialiste. Il demande au ministère de la Santé et à l’Ordre des médecins de mener une enquête. Il s’indigne également des cas inopérables à Maurice. 

Une fois n’est pas coutume. Le chef de l’opposition a délaissé les scandales liés à la chose politique pour s’intéresser à la santé des Mauriciens. Paul Bérenger tire, en effet, la sonnette d’alarme face à trois décès liés à des opérations esthétiques menées par un seul et même médecin durant ces derniers mois.

Lors de la rencontre avec la presse ce samedi 15 octobre, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a indiqué que ces interventions, plus précisément des liposuccions, attirent de plus en plus l''intérêt des femmes. Mais il souligne leurs effets néfastes, trois d’entre elles ayant laissé la vie sur la table d’opération alors que d’autres ont eu de graves séquelles, leurs organes internes ayant été endommagés, voire percés.

Paul Bérenger est revenu sur le décès de Marie-Noëlle Vythlingum, à 41 ans, l’année dernière et s’interroge sur les actions du ministère de la Santé et de l’Ordre des médecins concernant les pratiques du médecin mis en cause. Il se demande si ce dernier est vraiment qualifié et si les autorités font des contrôles concernant ce genre de pratiques qui ont cours dans certaines cliniques privées.

Le chef de l’opposition a rappelé que la députée Ariane Navarre-Marie a soulevé la question au Parlement en décembre dernier mais que, depuis, il semble qu’aucune suite n’ait été donnée à l’affaire. « Je conseille aux patients de bien s’informer sur les risques liés à la liposuccion et à quelles cliniques ils vont s’en remettre au préalable », a-t-il déclaré.

Toujours sur le registre de la santé publique, le chef de file des mauves trouve inconvenant que l’Etat continue à envoyer des patients à l’étranger pour certaines interventions alors qu’elles peuvent être effectuées à Maurice. D’autant que le pays a pour ambition de devenir un « hub » médical.

Il s’emporte également contre la politique gouvernementale de n’accorder que Rs 200 000 à un patient, un enfant dans certains cas, pour une opération à l’étranger alors que cette somme est dérisoire. Leurs proches n’ont alors d’autre choix, déplore-t-il, que de faire des quêtes dans les centres commerciaux, la photo du malheureux malade accroché à la boîte de donation.

« Fodé ki tou opération vine possible Maurice. Et ki augmente sa subvention là entre-temps », lance Paul Bérenger.

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