Bérenger révèle que la clinique Med-Point avait été évaluée à Rs 75 millions

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Le chef de l’opposition révèle que le ministère de la Santé a réclamé la réévaluation de la clinique MedPoint par le Valuation office. Ce bureau avait d’abord estimé la clinique à Rs 75 millions. La valeur est par la suite passée à Rs 125 millions. Plus une somme additionnelle de Rs 19,7 millions pour l’achat de matériel médical se trouvant au MedPoint.

Paul Bérenger n’en démord pas. Selon lui, toute la procédure entourant l’acquisition de la clinique Med-Point par l’Etat pour la somme de Rs 144 millions sent l’embrouille. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, ce samedi 29 janvier, à l’hôtel Le Labourdonnais, à Port-Louis, le chef de l’opposition a fait une révélation de taille : l’estimation initiale de l’établissement appartenant au Dr Kishan Malhotra, gendre du président de la République, Sir Anerood Jugnauth, et beau-frère du ministre des Finances, Pravind Jugnauth, était de seulement Rs 75 millions. Cette évaluation avait été effectuée par le Valuation Office, un service de l’Etat qui dépend du ministère des Finances.

Si l’offre de rachat a été bouclée à hauteur de Rs 144 millions, indique le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), c’est parce que le ministère de la Santé a du No. 2 du Government Valuation Office (GVO) de revoir sa copie. Là où le bât blesse, dit-il, c’est que la ministre de tutelle se trouve être la cousine par alliance de Pravind Jugnauth, Maya Hanoomanjee. D’où l’évocation d’une « affaire de famille ».

Ainsi, suite à la lettre du ministère de la Santé, la GVO a revu ses chiffres à la hausse, faisant passer son estimation de Rs 75 millions à Rs 125 millions. Au départ le ministère ne cherchait qu’à acheter un bâtiment pour le transformer en hôpital gériatrique et un centre de soins dédiée aux femmes. Il a quand même décidé de prélever une somme additionnelle de Rs 19 millions de l’argent des contribuables pour s’offrir les équipements médicaux de Med Point clinic, un établissement en faillite, s’indigne Paul Bérenger. Ce dernier&nbsp se demande si le matériel&nbsp n’est pas tout bonnement obsolète.

Le leader mauve estime qu’il est du devoir du gouvernement, dans un souci de transparence, de rendre public les documents relatifs à l’estimation de la clinique Med-Point. Surtout au sujet de la valeur des terrains dans le périmètre immédiat de l’établissement où des terrains ont été acquis sous le régime obligatoire par l’Etat pour la route reliant Phoenix à Beau-Songe.

Il persiste également à dire que l’appel d’offres du gouvernement pour l’acquisition de l’établissement a été « taillé sur mesure » : superficie et distance avec un hôpital régional. Paul Bérenger estime ainsi que l’acquisition de la clinique a été un choix politique plus qu’autre chose. Il met en exergue une soumission de Rs 117 millions ayant été rejeté par les autorités rien parce qu’il fallait procéder à des travaux de rénovation et de « partitionning ».

Poussant le bouchon plus loin, le chef de l’opposition déclare que le dernier budget présenté par Pravind Jugnauth est une manne pour les actionnaires de la clinique, dont lui-même fait partie. Avec ces Rs 144 millions qu’ils ont perçu dans la transaction, ils économiseront Rs 20 millions en terme de Capital Gains Tax.

Qualifiant la transaction de « scandale du siècle », Paul Bérenger veut obtenir certains éclaircissements : si le propriétaire de la clinique a racheté les actions de certains porteurs tel que la Sicom. « Le gouvernement doit répondre avec des preuves à l’appui aux questions que tout le monde se pose », insiste le chef de l’opposition.

Mis à part le dossier Med-Point, il a évoqué celui de la bataille juridique maintes fois annoncée par le gouvernement quant à la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos. Et le recours au Tribunal international de la mer dont la non-soumission du dossier avait été révélé par lexpress.mu.

Toujours au sujet du dossier Chagos, il qualifie « d’effrayant » le contenu de la mise en demeure servie au gouvernement britannique dans lequel les natifs de l’archipel sont indiqués comme étant des « indigenous people ». Il se demande qui est la rédacteur du document d’autant qu’il a accumulé les « gaffes ». Selon Bérenger, il aurait ignoré le Guardian au profit d’un quotidien mauricien pour faire mention des révélations de WikiLeaks.&nbsp

Enfin, au sujet du projet du gouvernement de juger des pirates somaliens à Maurice, Paul Bérenger se félicite que Jack Lang, approché par les Nations-Unies pour se pencher sur la question de piraterie dans l’océan Indien, ait conseillé de les juger à Abuja, au Nigéria, ainsi qu’en Tanzanie et en Somalie, dans son rapport rendu public cette semaine.&nbsp&nbsp

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