Bérenger promet d’éclabousser le gouvernement avec un « méga scandale »

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Le chef de l’opposition révèle avoir un autre cadeau empoisonné pour les locataires de l’hôtel du gouvernement. Il explique mener son enquête tant à Maurice qu’au niveau international pour ficeler son dossier à charge.

Quel autre dossier brûlant a-t-il sous le bras ? Après avoir alimenté la polémique autour du centre d’appels Infinity et l’acquisition de la clinique MedPoint par l’Etat durant ces dernières semaines, Paul Bérenger promet de tenir la population en haleine. Réunissant la presse ce samedi 2 avril au Link Hotel, à Ebène, le leader de l’opposition dit mener une enquête tant au niveau local qu’international pour mettre en lumière un « autre méga scandale ».

Il n’en a pas dit davantage, ayant axé son intervention de samedi sur le dossier Infinity. Allant jusqu’à se demander si les agences de l’Etat auraient aussi généreux avec Jean Suzanne, fondateur et président exécutif du centre d’appels s’il n’avait pas été le conseiller spécial du Premier ministre en matière de technologies de l’information et de la communication.

Le centre d''appels mis sous liquidation, les employés n''ont pas priorité face aux créanciers. Le leader de l''opposition demande donc à la municipalité de Quatre-Bornes et au gouvernement de faire de sorte que les salariés soient payés avant&nbspque leurs dettes ne soient réglées. &nbsp

Paul Bérenger n’a pas manqué d’évoquer l’affaire MedPoint, s’interrogeant sur le rôle de Sunil Doharkasing, ex-député transfuge nommé conseiller du ministre des Finances, Pravind Jugnauth, dans cette affaire. Il évoque ainsi la lettre qui le mentionne ainsi que la somme de Rs 150 millions pour un hôpital signée par la ministre de la Santé et accessoirement cousine de Pravind Jugnauth, Maya Hanoomanjee.

Le chef de file du Mouvement militant mauricien (MMM) promet ainsi de revenir avec des interpellations au Parlement. Justement, en mentionnant les travaux à l’Assemblée nationale, il n’a pas manqué d’affubler Pravind Jugnauth d’un autre qualificatif qui ne lui fait pas honneur.

Sur les autres sujets d’actualités, le chef de l’opposition explique qu’avec la décision du gouvernement de réduire le prix du carburant, il vient de démontrer qu’il peut intervenir pour améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs. Ainsi qu’à contrôler l’inflation.

Sur le volet consommation, il estime que l’hôtel du gouvernement s’est engagé dans un « management of public opinion » en brandissant la menace d’une majoration du prix de l’eau. Or, tonne Paul Bérenger, la population ne peut payer pour « l’incompétence » de certains au sein de la Central Water Authority (CWA).

Revenant sur les projets de développements annoncés depuis six ans par le gouvernement, le leader de l’opposition déplore que le projet de « Land Based Oceanic Industry » soit mal parti. Un des ceux engagés dans le projet ayant été inquiété par la police pour un délit.

De l’autre, Paul Bérenger s’indigne que le gouvernement ait déboursé Rs 540 millions pour le projet d’une zone économique à Riche-Terre alors qu’aucune entreprise chinoise ne semble intéressée de s’y installer à ce jour. A l’issue de sa rencontre avec la presse, il est revenu sur la note de l’ambassade américaine de Port-Louis à l’effet qu’il serait tout à fait d’accord à ce que l’archipel d’Agaléga soit cédé à l’Inde.

Paul Bérenger estime que l’auteur de la note n’a pas bien rapporté la teneur de sa conversation avec le No. 2 de la Haute Commission indienne. S’appuyant sur les spéculations quant aux réelles intentions de l’Inde sur ces deux îlots, il lance cependant que si effectivement il y a un gisement de pétrole dans cette région, l’Inde serait le partenaire privilégié, étant un pays « plis ki fami ».&nbsp

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