Bérenger: Les compétences du MMM utiles aux Finances, au Tourisme et aux PME

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Le leader de l’opposition considère que Maurice a grand besoin de l’expertise mauve au sein de trois grands ministères. Surtout avec la crise économique au niveau mondial. Cette fois, il décoche des flèches à l’ICAC et le gouvernement, en particulier&nbspau PMSD, les deux transfuges du MSM, et à Anil Bachoo.

Si ce n’est pas un appel du pied à Navin Ramgoolam, ça y ressemble étrangement. Paul Bérenger, leader de l’opposition, estime que « le pays a soif des compétences du MMM » au gouvernement.

« Avec la crise économique mondiale, l’on a besoin des compétences du MMM à la tête du pays. Plus particulièrement aux ministères des Finances, du Tourisme et des Petites et moyennes entreprises », déclare le leader mauve. Entouré de l’état-major du parti du cœur, il animait sa conférence de presse hebdomadaire, ce samedi 20 août, à l’hôtel The Link, à Ebène.

A ses yeux, ceci s’explique par le fait le couple Parti Travailliste (PTr)-Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD) est « le plus mauvais gouvernement depuis 1968 ». Paul Bérenger l’accuse de tous les maux, déplorant qu’il soit embourbé dans nombre de scandales et de passe-droit.

Il s’en prend plus particulièrement aux nominés bleus, considérant que Michael Sik Yuen n’est pas de taille comme ministre du Tourisme. Le choix de Robert Desvaux, remis en selle à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), de dépoussiérer le très controversable slogan « Mauritius c’est un plaisir », a aussi été critiqué.

« Le bal des petits copains a repris », résume le leader mauve. « Avec tous les excès commis dans le passé, Navin Ramgoolam avait été forcé de retirer le portefeuille du Tourisme à Xavier-Luc Duval. Bal recoumancé ek Sik Yuen », lâche-t-il.

Paul Bérenger nie, toutefois, à l’heure des questions, une tentative de sa part de se rapprocher de Navin Ramgoolam. Voire de s’allier au Mouvement socialiste militant (MSM) de Pravind Jugnauth, récemment passé dans l’opposition. Il souligne, d''ailleurs, qu’il éclaircira sa position lors de l’assemblée des délégués du MMM ce dimanche 21 août.

Toujours sur le volet politique, le leader du MMM n’a pas manqué de fustiger Mireille Martin et Jim Seetaram. Il qualifie leur retournement de veste de « néo-transfugisme infect », indiquant que s’ils ont abandonné leur parti, c’est bien évidemment pour un fauteuil ministériel.

Pour Paul Bérenger, l’action des deux transfuges projette une très mauvaise image de la politique aux jeunes. Surtout dans le cas de Mireille Martin qui s’était fendue de déclarations publiques à l’effet qu’elle était « harcelée » par le PTr quatre jours avant qu’elle ne décide d’accepter un maroquin du Premier ministre.

Bien qu’il se dit en faveur d’une loi anti-transfuge, Paul Bérenger avance que celle-ci n’a pas fait ses preuves. Citant l’Inde, il souligne que cette&nbsplégislation&nbspa surtout causé des scissions au sein des partis.

S’entretenant sur le dossier MedPoint, celui-là même sur lequel il a fait maintes révélations et qui a causé&nbsple départ&nbspdu MSM de l’Alliance de l’Avenir, il s’en prend à la Commission anti-corruption. Il l’accuse de faire traîner l''enquête. Et de tergiverser pour interroger Rajesh Jeetah en sa qualité d’ancien ministre de la Santé ayant lancé l’appel d’offres à cinq jours des élections de mai 2010 ainsi que Navin Ramgoolam qui a présidé le Conseil des ministres ayant planché sur cette acquisition.

Au train où vont les choses, l’enquête étant à son huitième mois de gestation, Paul Bérenger prévoit un interrogatoire du No. 2 du gouvernement, Rashid Beebeejaun, quand à son actionnariat au sein de la Clinique MedPoint, que dans huit autres mois. Il égratigne au passage l’une des responsables de l’institution, Indira Manrakhan, qu’il accuse d’être un agent politique, en clair d’être un pion embusqué du PTr.

Le chef de l’opposition se pose ainsi des questions sur le lot d’enquêtes entreprises ou concernant les cas sur lesquels la Commission anti-corruption a été « sourde » : Infinity, la vente de terres de la sucrerie d’Etat de Rose-Belle, le contrat de Rs 100 millions de la Banque de Maurice, entre autres.

Paul Bérenger a conclu sa conférence de presse sur les contrats alloués à la firme française Colas. Il accuse le No. 4 du gouvernement, le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, de manque de transparence quant aux sommes payées à la firme pour les travaux routiers.&nbsp

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