Bérenger «Il faut explorer d’autres avenues en matière de gestion des fonds publics»

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Le&nbsp Supplementary Apropriation Bill ( SAB 2008-2009) a été présenté par le ministre des Finances ce mardi 20 juillet, au Parlement. Paul Bérenger&nbspet&nbspKee Cheong Li Kwong Wing ont été les seuls membres de l’opposition à se prononcer sur les dépenses supplémentaires.

Paul Bérenger a exigé des explications détaillées du ministre des Finances lors de son intervention sur les dépenses additionnelles encourues par l’Etat pour la période allant du 1 juillet 2008 au 30 juin 2009. Il a, également, proposé un nouveau cadre légal pour un suivi efficace de la gestion des fonds publics.

Le leader de l’opposition a d’abord souligné la coïncidence qui veut que la SAB soit présenté une semaine après&nbsp la publication du rapport du Directeur de l’Audit. «C’est l’occasion de faire le point sur les commentaires du directeur de l’Audit sur la mauvaise gestion et le gaspillage des fonds publics. On ne peut pas continuer, année après&nbsp année, avec le même train-train», estime le leader de l’opposition.

Paul Bérenger s’est étonné que le Grand Argentier n’ait pas pris le temps de fournir des explications sur les raisons de ces dépenses additionnelles pour lesquelles il recherche l’aval du Parlement. «Il ne suffit pas d’énumérer les items et les montants impliqués. Le Vice-Premier ministre nous doit des explications», estime Paul Bérenger.

Le leader de l’opposition a conclut qu’il est temps de revoir la loi afin d’accorder plus de pouvoirs du Public Accounts Committee (PAC). Il a, ensuite, parlé d’une nouvelle législation votée en Afrique du Sud récemment, la Money Bills Amendments And Related Matters Act. Cette nouvelle législation vient étendre les pouvoirs du PAC sud-africain qui peut, désormais, exiger des amendements aux provisions budgétaires.

De son côté, le député Kee Cheong Li Kwong Wing qui prononçait ce mardi son Maiden Speach à l’Assemblée Nationale, a axé son discours sur la nécessité de revoir tout le système budgétaire, allant de la préparation à la mise à exécution.

Il postule que ces dépenses supplémentaires sont la preuve d’un manque de planification des affaires de l’Etat. «Le temps est venu de réinventer les procédures de l’exercice budgétaire», fait ressortir le député du No. 20 (Beau Bassin Petite Rivière).

Dans sa conclusion aux débats, Pravind Jugnauth a promis de prendre en compte les commentaires du Directeur de l’Audit dans les cas où il les estime justifiés.

Le ministre met au compte du Programme-Based Budgeting (PBB) l’immense écart, dans certains cas, entre les montants budgétés et les sommes dépensées.

Il déclare que le PBB, qui permet une certaine flexibilité dans la gestion des fonds publics, est encore à ses premiers balbutiements. Il a cité l’exemple de Singapour qui a pris des nombreuses années avant d’arriver à une maitrise efficace du PBB. Finalement, il a cité la Discours-programme du gouvernement qui annonce une nouvelle législation en matière de gestion des fonds publics.

Les dépenses supplémentaires seront passées en revue lors du&nbsp Committee of Supply, à la reprise des travaux parlementaires cet après-midi.

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