Axe Maurice-Réunion : «Stratégie originale plutôt que d’attendre», dit Karl Motoosamy

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La Réunion et Maurice vont valoir conjointement leurs atouts pour proposer une offre touristique nouvelle aux visiteurs potentiels. Le directeur de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), Karl Mootoosamy, argue que l’heure est à une réinvention du produit.

Pourquoi cette volonté des autorités touristiques de faire de Maurice un hub touristique de l’océan Indien ?

L’océan Indien est à la fois une zone de refuge et de premier choix pour le touriste français, donc de long courrier, qui, notons-le, est différent de comportement du touriste moyen courrier.

Notre objectif principal c’est de faire de l’axe Réunion-Maurice aussi bien que Maurice-Réunion, une zone de premier choix pour ces visiteurs et qu’on puisse avoir une capacité de part de marché, qui va donc en croissance.

Pourquoi démarrez-vous la promotion de cette destination duo touristique sur le marché européen ?

On démarre avec l’Europe, car il n’y a pas de souci d’accès avec Maurice et a La Réunion. A partir de là, on ira au delà de l’Europe, avec un public qui désire faire multiples-expériences et multiples-destinations. Cette démarche deviendra à la fois un effet de mode et de connaissance, qui pourrait nous permettre de développer le marché asiatique, un marché où notamment nous avons des difficultés de langue.

Cibler la zone non visa accès européen est très important pour une dynamique de croissance avec affinement et préparation du produit par rapport au public chinois et indien. Donc un nouvel intérêt pour Maurice, puisqu’ils veulent faire un temps touristique dense.

Promouvoir La Réunion et Maurice comme destination duo touristique, signifie-t-il que le tourisme vert à Maurice sera moins mis en avant qu’à l’île sœur qui est, elle, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Non (Il hoche la tête). La Réunion est une expérience complètement différente de Maurice, avec une configuration, une morphologie et un produit complètement dissemblable du nôtre.

Autant préparer une expérience touristique originale, que de rester sur ses lauriers et d’attendre. C’est un peu rentrer dans l’ère de compétition que de pouvoir à la fois se réinventer et puis mettre en avant des choses qui sont nouvelles.
Une fois de plus, vous démontrez que les autres îles de l’océan Indien, qui font partie du concept Iles Vanille, notamment, Seychelles et Madagascar sont mis à l’écart.

C’est très facile à comprendre. Il fallait, en effet, des axes pour lancer le concept Iles Vanille. Nous l’avons également lancé par réalisme, au niveau de l’accès aérien, avec, en l’occurrence, Air Mauritius. Seychelles est partie prenante et nous voulons faire des exercices communs, ce qui est d’ailleurs déjà le cas notamment en Suisse et en France. Je tiens à dire que le concept Iles Vanille est déjà très coté sur le marché allemand.

Il nous faudra mettre en place la toile de l’océan Indien, ce qui amènerait a plus de capacités de connexions aériennes qui relient les iles.

Qu’en est-il de Rodrigues ?

Comme Air Mauritius l’a annoncé, beaucoup d’activités sont à venir sur Rodrigues. L’île connaît déjà une très belle croissance du côté de la France. Cette année encore, ils vont avoir plus de 20%. Sur la base de Maurice, c’est plus ou moins la même chose, c’est un genre de rond-point. Donc, les visiteurs choisissent aussi Rodrigues. Il faudra maintenant aller un peu plus vers l’Italie.

Ce qu’il nous faut, c’est mettre en place cette académie de l’océan Indien – Iles Vanille pour bien expliquer la valeur ajoutée de ces expériences Iles Vanille.

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