Avortement : réserves de Boolell et de Ribot mais soutien de Martin, Mohamed et Hanoomanjee

Avec le soutien de

Mireille Martin, Shakeel Mohamed et Maya Hanoomanjee affichent leur position en faveur de la légalisation de l’avortement sous certaines conditions. Lysie Ribot, députée du Mouvement militant mauricien (MMM) soutient, pour sa part, que ce projet de loi aurait dû être accompagné d’autres amendements et de précisions. Elle s’interroge sur nombreux points figurant dans cette nouvelle loi.

Lors de son intervention après celle du leader de l’opposition, Shakeel Mohamed a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas que ce projet de loi ait une quelconque connotation religieuse. Il soutient que « cette nouvelle loi n’impose rien sur les gens contrairement à la loi actuelle ».

« Le rôle d’un politicien n’est pas d’imposer son opinion sur les autres mais de réconcilier les opinions. Si un politicien impose son opinion, cela serait un manque de respect de la démocratie », explique-t-il avant d’encourager ses autres collègues ministres et députés à voter eux aussi en faveur de cette loi.

Ensuite, c’est Maya Hanoomanjee qui a pris la parole. La députée du MSM affirme qu’elle était de ceux qui étaient contre l’avortement mais qu’elle a changé d’avis après plusieurs années passées au ministère de la Femme.

De son côté, Mireille Martin a, lors de son intervention, affirmé que les débats qui ont émergé au sein de la société civile à ce sujet sont une preuve d’une « démocratie vivante » à Maurice. Elle ajoute qu’il « faut admettre que Maurice reste une société patriarcale où les femmes sont jugées » en précisant que cette loi viendrait offrir le choix aux femmes.

Quant à Lysie Ribot, elle s’est demandée : « Ne devons-nous pas préciser l’expérience requise de la part des médecins qui devront pratiquer l’avortement ? Ne faut-il pas préciser ce que définit le terme ‘sévère’ dans les cas de malformation ? »

La députée du MMM a en effet soulevé plusieurs points notamment sur le fait que la légalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) peut être une solution pour les femmes ayant été victimes d’abus sexuel. Selon la députée de la circonscription No 19 (Stanley/Rose-Hill), cet argument ne tient pas la route. Elle plaide, en revanche, pour des lois plus sévères contre ceux commettant des abus sexuels.

Satish Boolell, également député du MMM, a déclaré qu’une telle loi laisse à croire que c’est un jackpot pour les médecins. Il a notamment pointé du doigt les médecins opérant dans le secteur privé qui risquent de faire du business autour de l’avortement.

L’ancien médecin légiste a aussi déclaré que cette loi peut faire de Maurice un ‘medical abortion hub’. Satish Boolell estime que le projet de loi doit faire des propositions concernant les étrangers qui risquent de venir à Maurice pour profiter des tarifs meilleurs marchés pour avorter.

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