Augmentation du Trade Fee: Hervé Aimée a-t-il vraiment les mains liées?

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Le ministre Hervé Aimée affirme que seules les collectivités locales sont habilitées à baisser le montant du Trade Fee.

Les mairies et conseils de district sont «libres» de fixer le montant du Trade Fee selon leurs besoins financiers, soutient un responsable au ministère des Collectivités locales. Alors que la contestation va crescendo concernant l’augmentation de ces frais d’opération, Hervé Aimée insiste qu’il n’a pas le pouvoir de les baisser.
 
Hervé Aimée n’a pas changé de discours depuis que la polémique liée à l’augmentation des Trade Fees a éclaté, il y a un peu plus d’une semaine. Le ministre des Collectivités locales affirme ne pas détenir le pouvoir de baisser ces frais d’opération. Selon lui, seules les collectivités locales sont habilitées à le faire.
 
Un responsable au ministère concerné explique que les mairies et conseils de district décident en priorité du montant des Trade Fees. Il ajoute que les conseils et mairies sont «libres» de fixer les montants selon leurs besoins financiers.
 
Une fois établis, les chiffres sont harmonisés avec l’aide du ministère. Après cet exercice, les nouveaux tarifs sont «gazetted». Notre source laisse entendre que si les mairies ne tombent pas d’accord, elles peuvent toujours revoir les chiffres en question. Le ministère n’intervient pas à ce niveau. Dans le cas actuel, le responsable explique que c’est aux officiers des conseils et mairies de décider d’un nouveau tarif.
 
«Une fois qu’ils tombent d’accord sur les nouveaux chiffres, ils seront amendés. Le ministère ne peut rien faire», ajoute-t-il. Mais les conseils de district et mairies ont-ils l’intention de revoir les tarifs à la baisse?
 
Danen Beemadoo, le maire de Quatre-Bornes, soutient qu’il n’est pas contre une baisse du Trade Fee et que ce sera «certainement» chose faite. Toutefois, il pense qu’il faudrait «revoir le processus» actuel, car certains opérateurs ont déjà payé leurs frais d’opération.
 
Ranjiv Woochit, président du conseil de village de Triolet, est également d’accord pour revoir les chiffres à la baisse, «surtout pour les opérateurs touristiques comme les restaurants et les hôtels». Le président du conseil de district de Flacq, Vikram Hurdoyal, déclare, quant à lui, qu’une réunion sera organisée à ce sujet.
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