Attaques terroristes au Kenya : Maurice et les pays de la région renforcent leur vigilance

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La vengeance des «shebabs» somaliens pourrait-elle s’abattre sur nous ? Même si l'on ne peut faire de parallèle entre l’attaque terroriste qui secoue le Kenya et les engagements limités de Maurice et des Seychelles dans la lutte anti-piraterie, le risque n’est pas écarté

«Nous suivons ce qui s’est passé au Kenya de très près, tout comme les récentes attaques à la bombe à Madagascar», affirme un haut responsable de la police mauricienne. Au Kenya, depuis trois jours, des shebabs somaliens ont attaqué un centre commercial à Nairobi, faisant au moins 59 morts. Les assaillants disent agir en représailles à l’intervention du Kenya en Somalie voisine depuis octobre 2011 contre les islamistes liés à Al Qaïda, et demandent le retrait des troupes kenyanes. Pour Maurice, les risques de voir une vengeance des Somaliens sont d’autant plus grands que Maurice et les Seychelles font, avec le Kenya et la Tanzanie, partie des quatre États africains qui ont accepté de traduire sur leur sol des pirates somaliens. Douze pirates somaliens présumés se trouvent d’ailleurs dans les prisons mauriciennes dans le cadre de leur procès par une cour spéciale.

Mais plusieurs mesures sont prises par les pays de l’océan Indien afin d’assurer la sécurité. La Counter Terrorism Unit (CTU) de Maurice, elle, est régulièrement en contact avec les instances kenyanes et devrait soumettre un rapport à toutes les instances concernées par la sécurité, dont le bureau du Premier ministre. La CTU a, du reste, déjà fait une évaluation des lieux à risques, comme le port, l’aéroport, les sièges des opérateurs de services essentiels et les centres commerciaux. Tandis qu’une réunion du Comité interrégional de coopération, instance qui rassemble des organisations africaines de la région est prévue les11 au 15 novembre prochains à Maurice pour débattre de l’aspect sécurité.

Les Seychelles, pour leur part, travaillent en étroite collaboration avec les services de renseignements américains et européens. Ce pays est le centre névralgique de la lutte anti-piraterie et des renseignements dans la région, et abrite depuis juin 2012 le Regional Anti-Piracy Prosecutions Intelligence Co-ordination Centre. Une source des Seychelles souligne d’ailleurs que nos deux pays «devraient forcément redoubler de vigilance».

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